Lune Rouge

(sans titre)

Amistar

 

I do no own any of the characters mentionned in Lucas' films or books! (sigh!)

 

Les portes s'ouvrirent avec un léger bruit et Maelis entra dans la salle. Ses bottes claquèrent sur le sol de la salle du Conseil. Elle promena son regard sur les sièges vides : < Les Conseillers absents sont sans doute morts… Bientôt, tous ces sièges seront vides… >.Son coeur se serra à cette idée, mais son visage ne laissa rien paraître de l'émotion qui l'étreignait. Elle s'arrêta au centre du cercle et regarda Mace Windu, juste en face d'elle. Il posa un regard troublé sur elle. Il admira une fois de plus l'allure de son ancienne apprentie. Tout en elle exprimait la sagesse, la modération, mais aussi une puissance cachée. Il plongea son regard d'ébène dans celui de la jeune fille, et fut à nouveau troublé par sa couleur insolite. Il avait beau savoir que tous ceux de son peuple avaient, comme elle, les yeux entièrement verts, sans la moindre trace de blanc, il était fasciné par le résultat de centaines d'années de mutation génétique, une mutation qui avait aussi des effets au niveau de leur longévité...La régénération des cellules des ambrians se faisait à une vitesse telle qu'ils vieillissaient plus lentement que les humains normaux. On ne connaissait pas encore tout de la cause de cette mutation, ni pourquoi ses effets ne se faisaient sentir qu'à partir de l'âge de 20 ans…Ainsi, elle avait toujours l'air d'avoir 20 ans, même si en réalité, elle approchait des 30 ans. Mais les yeux n'étaient pas la seule marque visible de son appartenance au peuple ambrian. Dès qu'elle avait obtenu le statut de Chevalier Jedi, elle avait abandonné la coiffure des Padawans pour un coupe de cheveux typiquement ambriane : ses cheveux d'ébène, naturellement striés de mèches blanches étaient coupés au carré, sauf une mèche blanche qui lui partait de la nuque et qui se terminait dans le bas de son dos par 3 petites perles d'ambre. Un fil d'argent lui cerclait le front, et il rejoignait la mèche dans son dos, avec laquelle il se confondait. Certains Jedi voyaient d'un mauvais oeil le fait que Maelis montre ses origines de façon aussi évidente. <De toute façon, même si elle se coiffait normalement, ses yeux la trahiraient.. > pensa Mace.

La voix de Yoda le tira de ses réflexions :

"  De retour sur Coruscant, enfin tu es, jeune Jedi. "

"  Oui, Maître Yoda, me voilà ".

Maelis se retint de froncer les sourcils. La République sombrait dans le chaos, et les Conseillers perdaient leurs temps en civilités. Mace sembla penser la même chose, puisqu'il entra tout de suite dans le vif du sujet :

" La République est tombée, et bientôt, l'Ordre s'écroulera aussi…. ".

La phrase résonna comme un coup de canon dans la salle, et Maelis porta son attention sur son ancien Maître.

" Mais nous ne pouvons accepter cela sans rien faire. Nos connaissances ne doivent pas disparaître. Afin de les préserver, nous avons enregistré toutes les informations collectées au cours des générations dans l'ordinateur central de notre vaisseau le plus puissant : l'Amistar. "

" Ce vaisseau ne doit jamais tomber aux mains des Sith, continua Ki-Adi Mundi, nous te le confions… "

Maelis posa un regard troublé sur le Maître Jedi. Ils voulaient lui confier l'héritage des Jedi, à elle ??

" Nous te faisons confiance, Maelis, tu es la seule à pouvoir protéger ces données le temps qu'il faudra. "

<Alors voilà la vraie raison : c'est parce que je suis ambriane…En fin de compte, cela n'a rien à voir avec mes prétendues qualités…>

" Ce que tu ressens, nous le comprenons, mais avant l'orgueil, le devoir passe… " la réprimanda gentiment Yoda.

" Accepte-tu cette mission, Chevalier, maintenant que tu as compris une partie des raisons qui nous ont poussés à te choisir ?? " demanda Adi Gallia.

" Je n'ai pas à accepter, Maître, sauf votre respect, c'est une mission qui m'est confiée par le Conseil, alors mon devoir est d'obéir à vos ordres. "

" Même si tu désapprouves ?? Cette mission représente un sacrifice pour toi, nous le savons. Il est évident que tu préfèrerais te battre pour la République… " observa Yaddle.

" Peut être serais je plus utile avec mon sabre à la main… ".

Mace secoua tristement la tête et dit :

" Désormais, rien ne pourra sauver la République, toute bataille est perdue d'avance, mais si, un jour, la paix revient dans la galaxie, on pourra avoir besoin de ton expérience… "

" Quand vous dites " on ", vous pensez aux enfants d'Anakin, n'est ce pas ?? "

" Oui, ces enfants représentent une des meilleures chances de survie de la galaxie… " murmura Adi Gallia.

Maelis soupira, puis s'inclina devant les Conseillers :

" J'accepte la mission, Maîtres, vous pouvez compter sur moi. "

" Bien. Aller sur Naboo, vous devez, pour conduire le Sénateur sur Alderaan. Là, le vaisseau, Organa te confiera. "

<C'est Bail Organa qui a la charge du vaisseau pour l'instant ?? Voilà qui est intéressant… >

Relevant la tête, elle réalisa ce que Yoda avait dit :

" Vous avez dit : " vous ", Maître, mais je croyais que… "

" Tu iras avec Obi-Wan. Jusqu'à ce que vous atteigniez Alderaan, vos missions se recoupent. De plus, vous ne serez pas trop de deux pour défendre Amidala. " expliqua Mace.

<Il faut que la situation soit vraiment critique pour que le Conseil me laisse travailler avec LUI…Je me demande quelle est sa mission….>

" Le temps presse, Maelis, il faut y aller. Il t'attend dans tes quartiers. Prépare tes affaires et partez au plus tôt. Nous nous retrouverons sur Alderaan. "

" Vous irez aussi sur Alderaan ?? "

" Oui. Maintenant va, et que la Force soit avec toi….à jamais…. ".

Cela sonnait comme un adieu dans la bouche d'Adi Gallia….Maelis s'inclina et quitta la pièce le coeur lourd, se demandant combien d'entre eux parviendraient jusqu'à Alderaan….

 

 

 

Elle sentit sa présence avant d'atteindre ses quartiers. Il dégageait toujours une onde, très reconnaissable par qui le connaissait. Elle prit une profonde inspiration et ouvrit la porte. Il était debout devant la fenêtre. Il avait toujours adoré cette vue, même si, aujourd'hui, elle était moins belle qu'à l'époque où ils étaient en de meilleurs termes. Il se retourna à son arrivée, et Maelis fut presque amusée par son expression. A l'évidence, il se demandait sur quel pied danser avec elle.

<Mon cher Obi-Wan, tu n'as jamais été très doué pour les relations privées….>

" Je prépare tout de suite mes affaires. "lança t'elle en se dirigeant vers sa chambre.

" Ecoute Maelis, je…. "

" Nous aurons le temps de parler pendant le voyage, si tu permets, mais pour l'instant le temps presse… "

Il la regarda un instant, puis sourit et hocha la tête. Elle mit dans un sac deux uniformes, une autre paire de bottes et une autre cape, puis, prit un autre sac et entra dans le salon, pour prendre quelques effets personnels. Elle saisit une boîte qui contenait quelques disques sur lesquels étaient enregistrées des histoires qu'elle aimait bien, et d'autres contenant des photos des gens qui lui étaient chers… C'est tout ce qu'elle aurait sur l'Amistar… Elle passa devant une table sur laquelle était posée une petite statuette. La vue de cette statue en forme de dauphin lui coupa le souffle. Anakin l'avait sculptée pour elle au retour de sa mission sur Totsù IV, pour lui montrer à quoi ressemblaient les fameux dauphins qui s'y ébattaient. Elle hésita un instant, puis glissa la statue dans son sac, ce qui lui valut un drôle de regard de la part d'Obi-Wan.

" Tu désapprouves ??? "demanda t'elle d'un ton plus sec qu'elle ne l'aurait voulu.

Il n'avait sans doute pas envie de se battre avec elle, car il hocha négativement la tête. Elle le fixa un instant, puis prit ses deux sacs et se dirigea vers la porte. Il la suivit en silence, et ne parla pas plus tandis qu'ils traversaient le Temple pour se rendre au hangar. Ils l'atteignaient à peine quand une série d'explosions retentit, suivie d'un concert de hurlements, du genre : " Tuez les Jedi !! Tout ce qui arrive est leur faute !! ".

" Par la Force, mais que se passe t'il ?? "

" Je crois que nos chers concitoyens viennent de trouver un responsable à tous les maux de l'univers… " observa Obi-Wan.

" Ouais…Ne traînons pas ici !! "

Ils se mirent à courir comme des dératés vers le vaisseau, l'atteignirent en moins de temps qu'il ne faut à un Gungan pour gober un poisson, se ruèrent à l'intérieur et se dirigèrent vers le poste de pilotage. Obi-Wan s'assit dans le siège du pilote et Maelis dans celui du copilote. Elle porta un dernier regard sur le Temple, qui avait été le témoin de toute son existence, ses joies et ses peines, puis elle se concentra sur leur problème actuel : quitter Coruscant en un seul morceau. Obi-Wan fit décoller l'appareil, et ils eurent le privilège d'assister à une magnifique manoeuvre de la part de la cinquantaine de chasseurs TIE qui était vraisemblablement là pour les empêcher de passer… Ils se jetèrent un coup d'oeil, puis il les lança dans la bataille… Désormais, ils luttaient, non pas pour la République, mais pour leurs vies, car d'autres vies en dépendaient….

 

Souvenirs et remords…

 

Trois TIE passèrent en hurlant un peu trop près du vaisseau au goût de Maelis, qui interrogea Obi-Wan sur la marche à suivre. Il sourit en réponse à son regard, puis, avec un rictus amer, dit :

" On fait comme au bon vieux temps : je pilote et toi, tu tires, d'accord ?? "

" Comme au bon vieux temps, hein ??? ricana la jeune Jedi, très bien, j'écoute et j'obéis, Ô Maître…On va leur montrer pourquoi il ne faut pas s'attaquer à deux Jedi ! "

Obi-Wan fit plonger le vaisseau sous un escadron de TIE, inclinant l'appareil pour donner un meilleur angle de tir à sa coéquipière, qui ne se fit pas prier pour arroser les chasseurs d'un feu nourri. Deux pilotes distraits n'eurent pas l'occasion de faire leurs prières… Elle n'eut pas le temps de penser à autre chose qu'à la bataille… Plongée dans un état réceptif, elle laissait la Force lui souffler le moindre de ses gestes, et, en conséquence, elle ne ratait presque jamais sa cible… La voix d'Obi-Wan la sortit de sa transe, et elle se rendit compte que, malgré leurs efforts, ils seraient bientôt submergés :

" Quelqu'un n'a vraiment pas envie de nous voir partir… "observa t'il.

" Peut être veut-il juste nous dire au revoir…. " suggéra Maelis d'un ton sec.

Il la regarda un instant, comprenant de qui elle parlait…<Anakin…Ô Force….>. Il se força à penser à autre chose. Une lumière rouge se mit à clignoter sur le tableau de bord. C'était le témoin qui indiquait que le vaisseau était prêt à passer en vitesse lumière.

" Bon, copilote, puis-je te suggérer de nous frayer un passage afin que nous puissions quitter cet endroit à peu près intacts ?? ".

Obéissante, elle fit place nette autour d'eux, et Obi-Wan tira sur le levier de passage en vitesse lumière. Au moment où le vaisseau bondissait, une explosion se fit entendre à l'arrière, et ils furent secoués. Maelis craignit un instant que le vaisseau explose, ou dévie de sa route, mais il n'en fut rien, et ils se retrouvèrent bientôt en sécurité dans l'hyperespace.

Elle se leva sans un mot et se dirigea rapidement vers l'arrière du vaisseau pour constater les dégâts. Elle se rendit vite compte que l'explosion avait été causée par un tir de laser. Le tireur avait attendu la seconde où les boucliers avaient faibli à cause du passage dans l'hyperespace pour tirer. <Inutile de se demander qui a tiré…>. Elle eut un ricanement amer en pensant que c'était elle qui avait autrefois conseillé à Anakin de tirer à ce moment précis, puis elle remercia la Force qu'il ait raté son coup. Elle s'approcha du panneau, qui avait l'air sérieusement endommagé, et elle entreprit de réparer ce qui pouvait l'être avec les moyens du bord. Pendant que ses mains étaient occupées, son esprit lui, vagabondait… Elle repensa aux moment qu'elle avait partagés avec Anakin et son Maître, à leurs fous rires… C'était quelques temps avant que Padmé ne subisse une tentative d'assassinat, alors qu'elle dénonçait la corruption au Sénat. Obi-Wan et Anakin avaient été chargés de la protéger et de découvrir qui lui en voulait… C'était à l'issue de cette mission que tout avait changé. Elle ne reconnaissait plus Anakin, elle voyait de la noirceur en lui, et quand elle avait essayé d'en parler avec Obi-Wan, ils s'étaient disputés… C'était il y a trois ans… Depuis, ils n'avaient plus jamais travaillé ensemble, ni partagé la moindre soirée comme ils en avaient l'habitude auparavant. Toute à ces réflexions, elle ne fit pas attention à ce qu'elle faisait, et elle provoqua un court circuit. Il y eut une petite explosion et elle se jeta en arrière avec un juron qui aurait fait mourir Yoda. Elle sentit une brûlure aiguë à la main gauche, si forte qu'elle resta assise par terre, serrant sa main dans l'espoir que la douleur diminue.

" Maelis ?? Ca va ?? Par les Sith !!!!".

Il se précipita, la prit par le coude, la remit sur ses pieds et la traîna jusqu'à la petite salle de bains. Il ouvrit le robinet d'eau froide en grand, et la fit placer sa main sous le jet. La sensation de brûlure diminua, et elle retira sa main pour la regarder de plus près. Il la reprit, l'observa lui aussi, puis, toujours sans proférer un son, la conduisit jusqu'à une siège dans lequel il la poussa, puis il alla chercher la boîte de premiers soins. Il s'assit à côté d'elle, reprit sa main et dit :

" Brûlure au 2e degré, félicitations !! Qu'est ce que tu faisais ?? Tu cherchais comment te faire exploser ?? "

Elle fronça les sourcils, sentant la colère monter en elle. Elle inspira profondément, afin de la refouler, mais ne put s'empêcher quelques pensées mauvaises. Il soupira, puis reprit :

" Je suis désolé… ".

Comme elle ne répondait pas, ne semblant même pas l'écouter, il tenta le tout pour le tout :

" Maïa… " murmura t'il d'une voix douce.

Maelis sentit ses défenses craquer à l'évocation de ce nom. Seuls ses amis les plus proches l'appelaient ainsi, mais pour elle, ce surnom n'avait un sens que prononcé par lui… A nouveau, elle repensa au passé, mais elle se reprit bien vite, et elle l'appela elle aussi par le petit nom qu'elle lui avait trouvé des années auparavant :

" Ce n'est rien, Ben. Tu as raison, j'aurais dû faire plus attention. ".

Il soigna sa main blessée du mieux qu'il put, mais il savait que de toute façon, dans quelques heures, elle n'aurait plus la moindre marque… Encore un cadeau de la génétique. Quand il eut fini, il garda sa main dans la sienne, et fut heureux qu'elle ne cherche pas à la retirer. Puis, rompant le silence qui s'était installé, il soupira :

" Non, ce n'est pas pour ça que je m'excuse, dit il avec un sourire, la voyant froncer les sourcils et se redresser, prête à lui répondre, c'est pour ne pas t'avoir écoutée au sujet d'Anakin… Tout est de ma faute. Si je t'avais fait confiance, nous n'en serions peut-être pas là aujourd'hui… "

" Tu crois ??? Ben, tu n'aurais pas pu changer ce qui est arrivé… Tu sais, j'ai beaucoup réfléchi, et je crois que j'ai compris le vrai sens de la prophétie de l'Elu. En fin de compte, elle est accomplie. "

Il la regarda, un peu de la même façon qu'il aurait regardé un Bantha participer à une course de Pods. Elle reprit :

" Il était censé apporter l'équilibre à la Force et c'est ce qu'il a fait. En passant du Côté Obscur, il a équilibré la Force. Il y a désormais autant de puissance des deux côtés, car Anakin, avec sa connexion si forte avec la Force a rétabli l'équilibre. "

Il médita un instant ce qu'elle venait de dire, admirant l'intelligence du raisonnement, mais bien qu'il sache qu'elle avait à peu près raison, il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir coupable. Elle comprenait parfaitement ce qu'il pouvait ressentir, car elle était aussi fautive que lui. Elle savait qu'elle aurait dû parler au Conseil de ses impressions au sujet d'Anakin, ils l'auraient écoutée, car ils savaient qu'elle était particulièrement clairvoyante à ce sujet, mais elle ne l'avait pas fait. Encore aujourd'hui, elle ne comprenait pas très bien les raisons qui l'avaient poussée à cacher ses craintes aux Conseillers. Sans doute son affection pour Anakin et Obi-Wan avait été la plus forte… Elle eut une profonde inspiration, puis elle se leva.

" Bon, j'ai faim, pas toi ??? "

Il eut l'air sidéré, puis comprit qu'elle voulait juste détendre l'atmosphère. Il fit signe que oui et se leva lui aussi et ils préparèrent ce qui pouvait passer pour un repas décent. Ils mangèrent en silence, puis se couchèrent rapidement. Aucun des deux n'avait trop envie de parler, de peur d'ouvrir à nouveau de vieilles blessures.

Maelis ne parvint pas à trouver le sommeil. Enervée à force de se tourner et se retourner sur sa couchette, elle se leva. Elle ôta les pansement qui recouvraient sa main gauche et l'examina : plus aucune trace de brûlure… Elle releva la tête en entendant un bruit étrange. Se dirigeant vers la cabine d'Obi-Wan, le bruit se fit plus net. Elle ouvrit doucement la porte et tomba sur une scène qu'elle n'aurait jamais cru voir. Son sang se glaça à la vue de la silhouette penchée sur Obi-Wan. A l'évidence, cette personne semblait juste vouloir calmer son sommeil agité. Mais l'étrangeté de cette apparition, en dehors du fait qu'elle était sûre que personne n'était monté dans le vaisseau avec eux tenait dans le fait que la silhouette était auréolée de lumière et qu'en y regardant bien, on pouvait voir les murs de la cabine à travers… Le passager clandestin se tourna vers elle. Il était vêtu comme un Jedi, et sa capuche empêchait Maelis de voir distinctement son visage. Il repoussa la capuche et elle crut de venir folle. Qui-Gon se tenait devant elle, avec un petit sourire. La tête lui tourna et elle recula jusqu'à ce qu'elle sente un mur dans son dos, alors elle se laissa glisser par terre.

" Je voulais juste qu'il dorme tranquillement, dit le fantôme d'une voix étrangement caverneuse, mais je crois que tu peux t'en charger… "

Il disparut aussi vite qu'il était apparu, et elle resta un moment assise par terre, puis comme Obi-Wan commençait à s'agiter, elle se releva s'assit sur le bord de la couchette, et sans réfléchir, posa une main sur son front. Elle se mit alors à chanter, sans savoir pourquoi elle le faisait, cette chanson qu'elle avait écrite pour lui des années plus tôt, quand ils avaient l'air d'avoir le même âge :

 

 

Tout ce que j'ai, c'est une chanson

Et celle ci est pour toi

Tu peux crier cent fois

Que c'est ta chanson

Elle est certes ordinaire

Mais elle est pour toi

Ne m'en veux pas

Ne m'en veux pas

Si je dis au monde

Combien la vie est belle

Maintenant que tu es là

 

Il s'éveilla, la regarda un instant, puis elle vit un sourire s'inscrire sur son visage, le premier vrai sourire depuis qu'ils étaient partis. A ce moment, rompant le charme, une alarme se fit entendre. Ils étaient en vue de Naboo. Les choses sérieuses commençaient…

 

A SUIVRE….Niark niark niark !!!

 

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Lune Rouge
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