Lune Rouge

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L'horreur est dans le lycée

Rémi AIMÉ

 

1978 : Herbert Whale, professeur de biologie tuait une quinzaine de ses élèves. Il en autopsia certains, soit disant pour les besoins de la science et en étripa d'autres, tout simplement pour satisfaire son plaisir personnel. Il fut arrêté par les forces de police alors qu'il se livrait dans son laboratoire personnel à une autopsie particulièrement sanglante... En effet, ce fou de savant cherchait, dès son plus jeune âge, à comprendre les mystères de la vie. Mais cette obsession tourna mal car il prit petit à petit un plaisir morbide à disséquer des cadavres humains. Quand les policiers entrèrent dans son laboratoire, ils trouvèrent Herbert les mains plongées dans un corps, les vêtements couverts de sang et de bouts de boyaux, entourés d'environ cinq de ses précédents cobayes, plus ou moins charcutés... Avant qu'Herbert ne soit arrêté, il saisit un scalpel et l'enfonça dans l'oeil d'un policier. Il retira son instrument chirurgical avec, empalé sur la lame, l'oeil du policier. Il saisit aussi une scie chirurgicale qu'il enfonça dans la gorge d'un autre policier, tout en laissant échapper un rire qui glaça le sang de toutes les personnes présentes. Il n'eut pas le temps de faire d'autres ravages. Cependant, ses deux dernières victimes étaient en train d'agoniser, l'une privée de son oeil, qui traînait d'ailleurs sur le sol au bout du scalpel, et l'autre dont la blessure béante provoquée par la scie laissait échapper des litres de sang.

Herbert fut jugé et reconnu coupable du meurtre des quinze jeunes. Avant d'être emmener hors du Palais de Justice, il clama haut et fort que son travail n'était pas terminé et qu'il finirait sa tâche d'une façon ou d'une autre. Mais, alors qu'il sortait du tribunal, les parents des victimes se précipitèrent sur lui et l'étripèrent : un bras fut arraché, un pied coupé à l'aide d'une hache, un oeil arraché avec une petite cuillère dans un horrible bruit de succion. Les marches du Palais furent couvertes de sang et tandis que les nettoyeurs essayaient de le faire partir, les pompes funèbres mettaient en terre Herbert Whale où du moins ce qu'il en restait...

1998 : une nuit de pleine lune, un groupe de cinq jeunes décidèrent d'aller descendre quelques bières dans le cimetière près de leur lycée, un lieu propice à la réflexion. Ils poussèrent le grille qui s'ouvrit dans un grincement métallique et pénétrèrent dans ce lieu sacré. Ils aperçurent alors une lueur dans la nuit. Ils s'en approchèrent et virent une fille en train de creuser un trou ou, plutôt une tombe. Ils avancèrent alors un peu plus près et lui demandèrent :

" Eh bien, chérie, qu'est-ce que tu fais là, la nuit, toute seule, dans un cimetière ?

Elle ne répondit et cracha même sur le pied de celui qui venait de parler. Ce dernier s'énerva :

- Eh salope, qu'est-ce que t'as fais là ? Tu sais que tu viens de signer ton arrêt de mort ? Tu m'entends connasse ? Je vais te buter ! Mais avant, j'ai bien envie de tirer un coup.

- Ecoutes moi bien mon gros, touches moi et je te tue, de la façon la plus horrible qui soit, dit la fille d'un ton assuré.

- Ah oui, eh bien on va voir ça... Viens chérie, viens.

Elle saisit sa pelle et en fit retomber le tranchant sur le pied du gars le plus proche. Il hurla. Ils se précipitèrent sur elle. Ils l'attrapèrent et elle eut beau se débattre, elle n'échappa pas à leur étreinte. Ils l'attachèrent à une croix et au moment où l'un des jeunes allait taillader à coups de cutter le jean de la fille, un long gémissement monta du trou qu'elle était en train de creuser. L'un des garçons alla voir ce qui pouvait bien avoir provoqué ce son, mais alors qu'il se tenait près du trou, une main armée d'une machette sortit et lui coupa les deux jambes. La victime s'effondra et porta ses mains aux moignons qui, encore quelques minutes auparavant étaient des jambes. Il hurla et alors que ses copains se précipitaient pour l'aider, une sorte d'homme tout couvert de terre à qui il manquait un bras, sortit du trou et toujours armé de sa machette se donna comme devoir de trucider ceux qui avaient troublés son repos. Il s'approcha près d'un jeune coincé entre deux tombes et lui enfonça sa machette dans le ventre jusqu'à ce que sa victime se soit entièrement vidée de son sang et de ses boyaux. Ces derniers tombèrent d'ailleurs sur les pieds du tueur avec un bruit mat dégouttant. Il coupa la tête d'un autre, cette dernière roula dans le trou fraîchement creusé tandis que le corps sans tête s'effondrait par terre, dans une mare de sang. Il réserva un sort particulièrement atroce au quatrième : il lui arracha avec ses dents un morceau de son cou. La dernière chose que vit sa malheureuse victime fut le tueur qui avalait sa Pomme d'Adam et qui éclata de rire en voyant ce pauvre humain se tortiller sur le sol ensanglanté. Le seul qui n'était pas encore mort eut la tête écrasée dans un fracas d'os brisés et de sang...

Après que le tueur soit parti, la fille, qui était resté jusque là cachée, sortit et décida de continuer le travail avait commencé : elle s'approcha du garçon n'ayant plus de tête, saisit et enleva une croix en bois d'une des tombes avoisinantes pour l'enfoncer dans le coeur du jeune. Ce pieu improvisé traversa la cage thoracique de part en part pour se planter dans le sol en terre. Puis elle décida d'achever l'unique rescapé de ce massacre. La personne en question n'était autre que celui qui eut les jambes tranchées. Elle s'approcha de lui et lui murmura dans le creux de l'oreille : alors, t'as encore envie de me baiser ? Elle s'agenouilla, ôta le pantalon du jeune, puis son caleçon, se pencha, pris le sexe du garçon dans ses mains, le porta à sa bouche, commença à le sucer et tout à coup, elle le lui coupa d'un féroce coup de dents. Il hurla. Elle prit ses bourses dans son autre main et les lui broya. Le pauvre homme mourut sur le coup, avec une horrible expression de souffrance figée à tout jamais sur son visage. Jugeant que son travail n'était pas encore terminé, elle prit le cutter dans la poche d'un des jeunes et lui trancha les testicules d'un coup net et bien placé.

Elle essuya ses mains ensanglantées sur son jean, puis elle baissa ce dernier, s'accroupit sur le cadavre et urina dessus. Elle se rhabillât et partit, fier de son travail...

Le lendemain, en cours, cinq personnes manquaient à l'appel : Marc, Nicolas, Florent, Cédric et Antoine. Le proviseur du lycée expliqua aux élèves que ces cinq jeunes avaient été retrouvés dans le cimetière près du lycée, tous atrocement mutilés. Tous furent choqués de la nouvelle et le proviseur leur demanda d'observer une minute de silence à la mémoire des disparus. Pendant cette minute, Claudia, la fille la mieux roulée de tout le lycée, décida qu'elle irait, dès la fin des cours, au cimetière voir de ses propres yeux le lieu du massacre. En effet, cette magnifique brune mesure 1m75, à une superbe figure, ne porte que des vêtements moulants qui font ressortir un cul magnifique, et qui n'a jamais de soutien-gorge étant donné qu'elle les fait tout le temps exploser. Une autre personne eut quelque chose à faire pendant cette minute : cette personne n'était autre que Guillaume, un petit merdeux fan des blagues à 2 balles qui sortit tout haut :

"Maintenant que Marc est mort, il aura plus besoin de tailler son bouc". Cette remarque déplut au proviseur qui le colla pour les dix samedis après-midi suivant...

Claudia parla de son idée avec ses deux meilleurs copains qui la traitèrent d'entrée de jeux de folle. Elle prit alors une voix douce, sensuelle et fit ressortir sa poitrine en leur disant :

"Vous savez, j'irai avec ou sans vous. Mais ce serai plus marrant qu'on y aille à trois, et puis après, on pourrait faire un tour chez moi, j'ai une superbe chambre avec un très grand lit... Vous ne regretterez pas le déplacement..."

Paul et Brice se regardèrent, pesèrent le pour et le contre, puis acceptèrent avec un très grand sourire.

"Je ne vois plus qu'un seul problème, les flics nous interdirons sûrement d'entrer. C'est pas que ça m'embête, comme ça, on pourra passer plus de temps chez toi, déclara Brice, une lueur dans les yeux.

- T'inquiète pas, je connais quelqu'un dans la police qui nous laissera passer.

- Et merde ! s'écria Paul. On passera moins de temps chez toi.

- Faut pas t'en faire, mon père est en voyage d'affaires et ma mère rentre dans une semaine, donc on aura la maison pour nous trois toute la nuit...

- Bon, donc tout s'arrange. On y va quand ? demanda Brice"

Dès la fin des cours, ils se dirigèrent vers le cimetière. Comme ils l'avaient prévu, l'entrée était interdite, mais grâce aux relations de Claudia, ils eurent vite fait de pénétrer à l'intérieur. Là, il trouvèrent les emplacements des corps marqués à la peinture blanche et une tombe vide.

"Qui était dans cette tombe, demanda Paul à un des policiers en faction.

- Elle appartenait à un certain Herbert Whale, professeur de biologie dément qui charcuta une douzaine d'élèves en 1978.

- Encore un de ces malades qui se prend pour Dieu, déclara Claudia tout en fouinant un peu partout.

- Mais pourquoi avez-vous sorti son cadavre ? Vous voulez faire une nouvelle autopsie ? demanda Brice.

- Non, la tombe était déjà vide quand nous sommes arrivés. Le mystérieux tueur a dû emporter le cadavre avec lui, répondit le policier qui commençait déjà à s'éloigner, ne voulant plus répondre à leurs questions".

Cependant, Claudia n'était pas convaincue et elle pensa plus à un zombie qu'à une quelconque profanation, car en plus d'être une allumeuse de première, elle était fan de films d'horreur et autres abominations. Pour essayer de convaincre ses amis de son idée, elle les emmena chez sa grand-mère, spécialiste des cartes et des sciences occultes...

Ils arrivèrent donc devant la maison de la grand-mère de Claudia. C'était une petite bâtisse, avec des murs couleur sombre, et des fenêtres obstruées par des planches de bois, de telle façon qu'on ne pouvait voir ce qui se passait à l'intérieur des pièces. Ils entrèrent par une porte qui s'ouvrît dans un grincement caractéristique des vieilles maisons. Ils passèrent à travers un long couloir qui les mena dans un vaste salon, très peu éclairé, où l'on pouvait apercevoir sur des tables basses des journaux, des cartes de tarot et même une petite boule de cristal qui servait de presse papiers. Ils virent alors assise à une table ronde une vieille femme, disposant les cartes avec une extrême dextérité. Claudia alla embrasser la vieille femme, quant à Brice et Paul, ils hésitèrent un peu avant de se décider à s'approcher à leur tour.

La vieille femme les pria de prendre place à sa table. Brice s'assit juste en face de la grand-mère de Claudia et remarqua tout de suite le visage très ridé, qu'il pensa être celui d'une personne de plus d'une centaine d'années. Il vit ensuite ses mains frêles, couvertes de veines et de tendons qui saillaient sous sa peau. Il se demanda alors comment une personne si vieille pouvait poser les cartes sans trembler. Ce point l'intrigua énormément, et il ne cessa d'y faire attention tout le temps que dura leur entretien.

La grand-mère de Claudia leur expliqua qu'un mort n'ayant pas terminé sa tâche pouvait revenir à la vie pour l'achever.

"En effet, il est fort possible qu'Herbert Whale soit revenu du royaume des morts pour achever son sinistre travail, expliqua la vieille femme d'une voix essoufflée.

Cependant, il doit être forcement aidé par un vivant.

- Mais c'est pas possible, on nage en plein film d'horreur, s'écria Paul.

- Non, c'est vrai, n'oubliez pas que l'on a trouvé deux traces de pas différentes autour des corps, ajouta Claudia. Bon, venez vous autres, on s'en va. Merci grand-mère, ajouta-t-elle en l'embrassant.

- Faites attention, termina la femme, si Herbert Whale est vraiment revenu, il est puissant et très dangereux".

Ils traversèrent le lugubre salon de la vieille femme et sortirent. Comme la nuit tombait, Claudia les invita tous deux à venir chez elle dès maintenant, ce qu'ils firent.

" Eh bien dis donc, ta baraque est super, s'exclama Brice. J'espère que ta chambre est pareille.

- Elle est encore mieux, répondit Claudia qui commençait déjà à monter les escaliers, Paul sur ses talons ".

Elle poussa sa porte et ils entrèrent dans une superbe chambre, éclairée par une lumière tamisée, un gigantesque lit trônant au milieu. Sur les murs, des posters de ses groupes et films préférés. Elle leurs dit de se mettre à l'aise, pendant qu'elle se changeait dans sa salle de bains. Elle revint quelques instants après, avec guêpière, porte-jarretelles et toute la panoplie de la parfaite pute. Elle mit de la musique, et pendant que les deux garçons se préparaient à passer le plus beau moment de leur vie, elle s'allongea sur les draps et commença à se caresser. Les deux mâles montèrent sur le lit et entrèrent en scène. Une longue nuit de bonheur intense se préparait.

Tandis que ces jeunes prenaient du bon temps, la gardienne du cimetière décida de reboucher le trou sur les recommandations de la police. Elle se mit donc au travail à la tombée de la nuit, prit la pelle, commença à reboucher le trou, mais à peine la première pelletée avait-elle atteint le fond qu'elle entendit un bruit. Elle pensa que ce devait être le vent et elle continua son travail. Mais, à chaque nouvelle pelletée, le bruit devenait de plus en plus fort et de plus en plus proche. Elle se retourna, en pensant au fantôme d'Herbert Whale et faillit avoir une crise cardiaque en voyant un chat noir sauter de tombes en tombes en produisant à chaque fois qu'il retombait un bruit mat.

"Va falloir que j 'te fasses empailler, m'dit chat, cria-t-elle en lançant un caillou sur l'animal qui détalait". Mais au moment où elle allait se retourner, une main placée sur sa bouche l'empêcha de crier, tandis que de l'autre le tueur enfonçait un couteau bien aiguisé dans le ventre de la malheureuse. Alors qu'elle se vidait de son sang, le tueur la jeta dans le trou qu'elle était en train de creuser et enterra vivante la malheureuse avant qu'elle eut pu prononcer le nom du tueur qu elle avait reconnu...

Le tueur partit alors en laissant des traces verdâtres sur le sol. Il lui fallait trouver une autre victime pour finir la nuit en beauté. Il sortît du cimetière et erra dans les rues en cherchant une maison qui convienne à son esprit dérangé. Il s'arrêta devant une belle et grande bâtisse d'où provenaient des cris d'orgasme... Il allait changer ces cris de bonheur en hurlements de désolation...

Claudia avait joui comme jamais : les deux mâles lui avaient procuré des sensations encore inconnues à ce jour. Juste après que les deux garçons se soient retirés, Claudia déclara :

"Est-ce que ça ne méritait pas le déplacement ?

- Ca pour le mériter, ça le méritait, répondit Paul encore tout étourdi par ce torride dépucelage".

Soudain, les marches de l'escalier craquèrent. Claudia se releva, passa une très légère robe de chambre, où l'on devinait parfaitement ses formes généreuses, Pierre et Brice remirent leur pantalon, et ils sortirent dans le couloir pour trouver l'origine du bruit. Brice passa devant et arrivé au bout du couloir, il déclara qu'il n'y avait rien dans cette maison. A ces mots, ils retournèrent dans la chambre de Claudia ; Brice se jeta sur le lit qui couina, s'étendit quand soudain une lame de couteau passa au travers du matelas et traversa la gorge de ce pauvre Brice qui poussa des cris étouffés par tout le sang qui coulait dans ses poumons et sa gorge. Il mourut ainsi, sur le matelas où il avait connu un bonheur éternel. Claudia hurla et avec Paul, ils dévalèrent les escaliers et coururent vers le commissariat. Ils entrèrent en hurlant et attirèrent tout de suite l'attention. " Brice a été tué, cria Claudia, à bout de souffle.

- Qui a été tué ? demanda le flic de faction.

- Brice, il a été tué chez moi, dit Claudia en essayant de reprendre haleine.

- Tom, emmène-moi ces deux jeunes chez le commissaire pendant que je vais voir dans la maison de la fille si ce qu'elle débite est vrai. Eh ! Tom ! Te laisses pas envoûter par cette superbe créature.

- Allez, tous les deux dans le bureau du commissaire, il saura quoi faire de vous, ordonna Tom d'une voix tonitruante.

Ils se dirigèrent vers le bureau du commissaire.

-Commissaire...

- Oh putain, vous en avez pas mare de me les casser au beau milieu de la nuit ! gueula le commissaire.

- Désolé de vous déranger, mais je vous amène deux suspects. Je peux entrer ? demanda Tom d'une voix qui avait perdue toute sa force.

- Ben oui, maintenant que tu m'as réveillé, entre.

Tom ouvrit la porte, poussa Paul et Claudia à l'intérieur de la pièce et Paul vit alors le commissaire, chemise couverte de taches de graisse, le col ouvert, une cravate jeté sur le bureau où il semblait être en train de dormir avant que Tom n'entre.

- Ces jeunes sont soupçonnés d'avoir assassiné leur camarade, dit Tom.

- Eh ben dis donc, les filles sont de plus en plus jolies par ici, dit le commissaire après qu'il ait sifflé. Asseyez-vous ! ordonna-t-il.

Alors, c'est quoi vos noms ?

- Moi, je m'appelle Paul M...

- Putain Tom, tu peux me dire qui t'as demandé de rester ? Demanda le commissaire.

Bon donc toi c'est Paul et ta copine là, c'est comment ?

- Moi je m'appelle Claudia, répondit-elle en le fixant droit dans les yeux.

- Je ne pense pas me tromper en disant que vous devez être amis, peut-être complices, et à voir vos tenues, amants, n'est-ce pas ? demanda le commissaire.

- Oui, nous sommes amants, et alors, y-a un problème ? demanda Claudia.

- Absolument aucun. Bon, passons aux choses sérieuses, dit le commissaire en posant les mains sur son bureau.

A ce moment, le flic qui avait accueilli Claudia et Paul entra, une expression d'horreur sur le visage :

- Chef, c'est horrible, y-a un gamin la gorge ouverte, baignant dans son sang.

- Bon, écoutez-moi bien les jeunes, vous me dites lequel de vous a fait le coup et ce sera vite réglé.

- Mais, nous ne l'avons tué, répliqua Claudia.

- Tom ! Tom ! Putain, tu vas venir ! clama le commissaire.

- C'est bon, je suis là.

- Bon tu me fous les deux tourtereaux en cage, je les interrogerai demain. Tu les mets au sous-sol, dans la cellule 15.

- O.K., je le fais tout de suite, réplique Tom.

- Bon, et puis moi, je vais aller me coucher, termina le commissaire en baillant.

Ils sortirent du bureau, et Tom les mena au sous-sol.

- Allez, avancez ! J'ai pas que ça à faire.

- Putain, mais on vous dit qu'on l'a pas tué, gueula Claudia.

- C'est ça, vous dites et vous voudriez qu'on vous croit ? Vous êtes pas un peu fou ? demanda Tom en les poussant dans l'escalier.

- Mais puisqu'on vous dit qu'on l'a pas tué, pourquoi vous nous faites chier ? demanda Paul.

- Alors toi, t'as intérêt à bien m'écouter, dit Tom en s'arrêtant devant la cellule ; premièrement, tu me parles sur un autre ton si tu veux pas que je te balance une patate. Deuxièmement, si tu as le malheur de l'ouvrir encore une fois, je te jure que ce seras la dernière. T'as compris ? Ca s'applique à toi aussi, la salope. Allez, bonne nuit, termina Tom en fermant la porte de la cellule.

- Quels connards tous ces flics, dit Claudia en s'allongeant sur le lit.

- T'as bien raison, mais bon, maintenant qu'on est ici, on peut plus rien faire.

- Putain, ça caille... dit Claudia en grelottant.

- Moi j 'ai un truc qui pourrait nous réchauffer, déclara Paul, une idée derrière la tête.

- T'as encore envie de moi, après que Brice se soit fait buter ? demanda Claudia

- Ben oui. Et puis de toute façon, Brice était con, en plus d'être doublé d'un incorrigible sale gosse, donc...

- Peut-être, mais il baisait pas mal...

- Et tu crois que taillader un sac à coups de ciseaux, c'est intelligent ?

- Bon, on arrête là pour Brice, quant à nous, eh bien viens, je t'attends, dit Claudia en ouvrant son peignoir et en écartant les cuisses ".

Paul s'approcha, enleva son jean, et s'allongea à coté de Claudia pour continuer leurs ébats, interrompus par le tueur.

En raison des récents meurtres, les cours du lycée ne furent pas assurés et un couvre feu fut instauré. Cependant, la seule qui n'était pas concernée par ces mesures était la femme de ménage du lycée, une femme charmante, et bien qu elle fut enceinte de 6 mois, elle continuait son travail, fidèle au poste comme elle l'avait toujours été depuis 15 ans. Elle passait l'aspirateur dans un des couloirs quand quelqu'un l'attrapa par derrière, la bâillonna, et lui plaça de l'adhésif sur les yeux pour qu'elle ne puisse pas voir son agresseur. Ce dernier la fit avancer tant bien que mal jusqu'à un poteau où il l'attacha. Il découpa le pull de la femme à coups de scalpel pour découvrir un ventre gonflé par la grossesse. Il émit alors un grognement de satisfaction avant de découper le ventre au scalpel. Il commença depuis la cage thoracique, en descendant doucement, en ligne droite. Le sang coulait en petits filets, la malheureuse gémissait de douleur. Une fois le ventre découpé sur toute sa longueur, le foetus commença à sortir, pour finalement tomber et exploser sur le sol. Le tueur enleva l'adhésif des yeux de sa victime, qui mourut doucement, devant le triste spectacle de son enfant assassiné et répandu en mille morceaux dans une mare de sang, sur le sol qu'elle avait quelques minutes auparavant lavé et désinfecté...

Une heure plus tard, on retrouvait le corps d'un homme assassiné au petit matin à l'aide d'un tournevis planté dans l'oreille. Ce nouveau meurtre disculpait Claudia et Paul qui furent relâchés.

"Vous voyez bien, nous sommes innocents, clama haut et fort Claudia pour que tout le monde entende.

- Ne criez pas victoire trop tôt, répliqua un policier. N'oubliez pas que dans Scream, Billy est relâché car son complice assassina quelqu'un alors qu'il était en prison. On vous à l'oeil.

- Vous inquiétez pas, on sera sage comme des images, termina Paul avant de sortir ".

Une fois dehors, Claudia alla chez Paul faire un brin de toilette après leur torride nuit, puis ils décidèrent de retourner au lycée avec Kirsty et Pierre.

Ils se retrouvèrent donc devant le lycée désert et se séparèrent en deux groupes :

Claudia avec Pierre et Kirsty avec Paul. Les premiers s'occuperont des étages supérieurs quant au second groupe, il fouillera le rez-de-chaussée ainsi que le sous-sol. Claudia et Pierre montèrent les escaliers doucement, sans dire un mot. Ils arrivèrent en haut des marches et commencèrent à faire le tour des toutes les salles. Les néons grésillaient, ajoutant au malaise croissant qu'ils ressentaient. Ils entrèrent dans le CDI, fouillèrent dans tous les recoins, inspectant derrière chaque rangée de livres, Quand soudain, Claudia remarqua un écran d'ordinateur sur lequel était inscrit : "Pour savoir ton avenir, tape sur ENTER ". Claudia appela Pierre qui appuya sur la touche. Tout à coup, l'écran s'alluma et un gros visage de clown souriant apparut, ces mêmes clowns qui faisaient peur à Claudia étant enfant. Puis la peau se déforma et se déchira pour laisser place à un crâne. Le crâne explosa et laissa place à un écran rouge sang, qui coula pour faire apparaître une image représentant le diable, un corps de jeune fille empalée sur sa fourche. Au-dessus de cette horrible représentation se trouvait inscrit : "TON AVENIR EST TA MORT ". Claudia se dépêcha d'éteindre l'ordinateur et ils sortirent du CDI sans parler du mauvais présage. Ils continuèrent leur ronde, et trouvèrent le corps mutilé et le foetus explosé par terre. A coté, se trouvait un scalpel ensanglanté. Ils coururent faire par de leur découverte à leurs amis, mais en chemin, ils entendirent un cri non étouffé, ce qui les fit courir encore plus vite. Ils suivirent le gémissement, qui les mena dans les toilettes où ils trouvèrent Kirsty, en train de charcuté le corps de Paul, mort depuis déjà quelques instants, à l'aide d'un couteau. Kirsty n'eut pas le temps de s'enfuir car Pierre la serra dans ses bras, puis l'attacha à une chaise.

"Pourquoi as-tu tué Paul ?

- Parce que je l'aimais et il couché avec toi la nuit dernière.

- As-tu aussi tué tous les autres ?

- Non, d'ailleurs, j 'étais chez Sindy, elle pourra témoigner. J'étais tout simplement jalouse.

- Tout simplement ! Ce simplement est responsable de la mort d'un homme. Tu iras tout simplement en taule, pour réutiliser ton expression, s'écria Claudia. Pierre et Claudia appelèrent les policiers et leurs livrèrent Kirsty ".

Les policiers firent le tour du lycée, inspectèrent chaque classe, le sous-sol, partout. Cependant, ils ne trouvèrent le moindre petit indice qui leur permis d'avancer dans l'enquête sur le mystérieux tueur. Ils décidèrent de suspendre tous les cours jusqu'à ce que le tueur soit arrêté et ils ré-emmenèrent Pierre et Claudia pour interrogatoire.

Certains profitèrent du lycée désert pour y organiser une petite fête avec beaucoup de filles, ainsi que quelques films d'horreur et XXX. Ils se donnèrent rendez-vous le soir même, pour fêter cet arrêt momentané des cours. Ils étaient tous réunis dans le hall où, pour l'occasion, avait été amenée la télé. En effet, le hall avait été reconverti : contre les murs étaient les tables avec alcool et autres amuse-gueule et il y avait au centre de la pièce, un trou appelé la piscine où ils dansèrent. La tequila coulait à volonté et dès qu'ils furent bien saouls, ils commencèrent à passer les films. C'est ainsi que pendant qu'ils regardaient Confessions torrides, Guillaume et Florianne eurent l'idée d'imiter le film. "Dis donc Guillaume, est-ce que je te fais envie ? murmura Florianne à l'oreille du garçon.

- Oui, répondit Guillaume, lequel n'avait jamais rencontré l'occasion de baiser une fille et pour dire la vérité, il n'était encore jamais sorti avec une fille et il s'en lamentait.

- Alors, viens avec moi, dit-elle en l'embrassant ".

Guillaume la suivit dans une classe et il découvrit que non seulement Florianne ne portait pas de culotte, mais que c'était aussi une grosse salope...

Ils commencèrent par s'embrasser, puis ils se déshabillèrent et Guillaume pénétra Florianne. Ils firent l'amour sur les tables, contre le mur, et même sur le sol. Mais, leurs camarades laissés dans le hall n'étaient pas en reste. L'alcool ayant levé les inhibitions des jeunes, les filles avaient enlevé pull et sous-tifs et étaient maintenant torse nu, pour le plus grand plaisir des garçons qui pensaient au pied qu'ils allaient probablement prendre. Et ils le prirent...

Mais à cause de leurs cris de plaisirs, ils n'entendirent pas les gémissements se rapprochant. La porte du sous-sol s'entrouvrit. Une forme sortit et se dirigea vers les portes qu'elle ferma. Puis la forme sortit de l'ombre et se dirigea vers le groupe. Julie était sous Fred, quand quelque chose traversa de part en part son partenaire. Julie vit une main tenant un coeur encore chaud et palpitant. La main lâcha le coeur qui atterrit sur la poitrine de Julie, maintenant couverte de sang. Julie cria et les autres arrêtèrent leurs ébats pour se précipiter vers les portes qui étaient fermées. Le tueur s'approcha et armé de sa machette, il trancha toute une rangée de têtes, lacérant et tranchant les chairs, faisant gicler le sang sur les murs. Il s'approcha ensuite d'Aurélie, la souleva et la jeta à travers une vitre qui se brisa en mille petits morceaux tranchants. Aurélie retomba sur le verre et s empalât dans un bruit de chairs coupées et de sang qui coule. Le tueur s'approcha ensuite de Nathalie, l'assomma, la coucha par terre, les jambes écartés pour découvrir son sexe, puis il lui attacha les mains et alla chercher une bouteille de champagne dont il cassa le goulot avec sa machette pour que les bords soient bien tranchants. Il s'accroupit en face de Nathalie et lui enfonça la bouteille dans le vagin. La fille se réveilla et hurla. Le tueur continua d'enfoncer la bouteille dans la chatte de la fille jusqu'à ce que son sexe saigne. Il retira alors la bouteille et laissa Nathalie agoniser par terre, son sexe déversant un sang chaud qui s'étalait sur le carrelage froid où elle était couchée. Il s'approcha ensuite de Julie, coincée sous le corps de Fred, laissa tomber sa machette, et décida de la faire souffrir étant donné qu'elle était la seule survivante. Il sortit de sa poche un couteau et l'enfonça dans le poignet droit de Julie qui cria. Il enfonça un deuxième couteau dans son poignet gauche et tourna les deux couteaux faisant jaillir du sang qui s'étalait sur le sol. Il redressa Julie qui n'était pas encore morte et enfonça les couteaux qu'elle avait dans ses poignets dans le mur et sortit deux autres longs couteaux qu'il enfonça cette fois-ci dans les pieds de sa malheureuse victime. Julie, ainsi crucifiée, ne pouvait plus bouger ; c'est alors que le tueur sortit de son autre poche une paire de ciseaux. Il la posa sur le sein gauche de Julie, tira son téton d'une main et d'un coup de ciseaux, il le lui trancha. Il fit de même pour l'autre et pendant que Julie criait, le tueur alla chercher un verre en plastique. Il revint et malaxa les seins de Julie pour que s'écoule son lait dans le gobelet, dont il s'empressa de boire le contenu. Puis il alla chercher une hache, la leva et en fit redescendre le tranchant sur la tête de Julie. La hache se figea entre les deux yeux, une moitié enfoncée dans le mur, l'autre enfoncée dans la tête de la fille. Le sang coula sur le corps de Julie tandis que des bouts de cervelle tombaient par terre.

Guillaume et Florianne avaient assisté au massacre de leurs amis, cachés dans la salle de classe. Ils savaient que s'ils étaient sortis, le tueur les aurait attrapés et leurs aurait fait subir un sort analogue à celui de leurs amis. Ils regardèrent le tueur partir et quand ils se crurent sortis d'affaires, le monstre apparut dans l'entrebâillement de la porte. Il poussa la porte et Florianne, appuyée contre cette dernière, valsa sa tête heurtant une table. Elle s'évanouit. Le tueur attrapa Guillaume, l'attacha à une gaine d'alimentation en gaz. Il attacha aussi Florianne à une autre gaine à l'autre bout de la salle, la réveilla d'une claque et lui colla juste sous les yeux du scotch hérissé d'aiguilles. Florianne ne pouvant fermer les yeux sous peine de s'arracher les paupières contempla le triste spectacle qui allait s'offrir à elle. Le tueur revint vers Guillaume toujours attaché, considéra sa victime, et enfonça sa main griffue dans le ventre du garçon. Il en retira un foie tout chaud qu'il porta à sa bouche et dont il avala un morceau. Guillaume mourut sur le coup. Le tueur laissa sa proie tomber à terre et s'accroupit à coté. Il commença par gober un oeil, qu'il recracha à l'autre bout de la salle. Il alla chercher une paille sur la table où se trouvaient gobelets et bouteilles, revint auprès de sa victime, mis la paille dans la cavité oculaire privée de l'oeil, et enfonça la paille jusque dans le cerveau, qu'il aspira avec un répugnant bruit de succion. Il recracha la paille, sortit un couteau, l'enfonça dans la cage thoracique et ouvrit ainsi le corps de Guillaume. Il découvrit les côtes qui protégeaient les poumons, les cassa une par une, puis arracha les poumons et le coeur. Il s'intéressa ensuite aux tripes qu'il sortit et étala sur le sol. Il en prit une poignée et trancha les boyaux en deux. Il saisit ensuite un des bouts, le tin au-dessus de sa bouche et aspira le contenu tout chaud de l'intestin de Guillaume. Il continua en cassant les bras de Guillaume, retirant les os et les brisant en de plus petits morceaux. Il aspira ensuite la moelle avec la paille qu'il avait auparavant utilisée pour aspirer son cerveau. Il termina son travail en prenant une chaise et en faisant retomber le pied de celle-ci sur la tête de Guillaume. Le crâne se fracassa et le pied traversa de part en part la tête du malheureux. Il décida ensuite de s'occuper de Florianne. Il saisit une agrafeuse sur le bureau, attacha Florianne, les jambes écartés, sur une table avec une corde qu'il avait amenée puis réveilla sa prochaine victime. Elle commença par hurler puis essaya de se détacher, mais les noeuds étant bien faits, elle n'y arriva pas. Le tueur saisit alors l'agrafeuse, écarta les jambes de Florianne, toucha et masturba un peu son sexe, puis mit l'agrafeuse sur la bouche de Florianne et lui agrafa les lèvres pour qu'elle ne crie pas. Il utilisa ces grosses agrafes capables de maintenir ensemble une centaine de pages. C'est dire si les attaches métalliques s'enfoncèrent facilement dans la tendre chair des lèvres de Florianne. Il posa ensuite l'agrafeuse sur le sexe de la fille et lui agrafa les petites et grandes lèvres. Elle mourut sur le coup. Il la souleva ensuite et lui frappa la tête contre un mur. A chaque fois que la tête rencontrait la surface dure, le sang giclait, les arcades sourcilières passèrent du rose au bleu, puis au mauve pour finalement se retrouvées colorées d'un rouge sang. Le nez quant à lui fut réduit en bouillie assez rapidement, créant des motifs rouges sur le mur. Puis le tueur laissa tomber le cadavre dans une mare de sang.

Le tueur n'avait cependant pas fini son travail : il rassembla tous les morts dans le hall et en fit un tas. Il eut d'abord l'idée de les positionner dans des postures sexuelles pensant que ce serait répugnant pour ceux qui les découvriraient, mais se raviva et décida de mettre les corps dans une toute autre position...

Quand le lendemain matin les flics entrèrent dans le lycée pour faire leur ronde habituelle, ce qu'ils virent était une vision d'horreur, presque apocalyptique : environ cinq corps étaient dans la piscine flottant dans une eau ensanglantée ; tandis que les autres étaient assis tout autour, dans une pose de contemplation du spectacle qui s'offrait à eux. En plus, des têtes tranchées étaient posées sur des bouteilles pleines de sang. Mais la moitié des disparus manquaient à l'appel. En effet, sur toutes les disparitions signalées, seul la moitié des personnes furent retrouvées.

Le lycée fut encore une fois fouillé, mais toujours aucune trace du tueur, à part des traînées de sang qui conduisaient au sous-sol, mais qui s'arrêtaient au bout de l'escalier.

Une nouvelle journée de terreur passa. Claudia était cloîtrée chez elle et elle se masturba toute la journée, sur le lit où Brice était mort. Quant à Pierre, il pensait à Claudia et à tous ces meurtres.

A l'autre bout de la ville, vers 18 heures, Arnaud, un jeune homme de 19 ans se préparait à tondre une pelouse, activité pour laquelle il était payé 50 F de l'heure. Il mît la tondeuse thermique en route, alla chercher un sac pour y mettre l'herbe coupée et se prépara à tondre. Il entendit un bruit, semblable à celui que ferait une vitre en se brisant, retourna dans la maison pour vérifier que tout allait bien, sortit une fois rassuré mais il ne retrouva pas la tondeuse à l'endroit où il l'avait laissée, cependant, il entendait encore le bruit du moteur. Il fit quelques pas, essayant de trouver l'origine du bruit, trébucha sur une pierre et tomba. Il n'eut pas le temps de se relever car quelqu'un le bâillonna et l'attacha à quatre piquets que le tueur planta dans le sol. A ce moment, Arnaud sut qu'il était perdu et il commença à prier. Le tueur revint avec la tondeuse, la poussa jusqu'aux pieds d'Arnaud et commença à tondre le pauvre garçon, passant et repassant sur ses pieds jusqu'à ce qu'ils soient anéantis. La tondeuse avançait toujours et arriva sur son ventre, qui fut déchiqueté. Du sang et des bouts de boyaux giclèrent sur le visage d'Arnaud. Il allait mourir quand le tueur souleva la tondeuse pour la reposer sur la tête de sa pauvre victime. La lame attaqua la tête et cette dernière fut rapidement désagrégée. Il n'en resta plus qu'un petit tas d'os ensanglantés...

La nuit tombait et le tueur se mit à la recherche d'autres victimes. Il se stoppa devant une maison et attendit une heure plus propice.

La maison en question était celle d'un couple heureux avec une fille de 12 ans qui avait la sale manie de faire des bulles de chewing-gum. Le mari était en train de repasser tandis que sa femme cuisinait et que leur enfant jouait à la console. Un bruit de porte claquée les fit tous sursauter et l'homme alla voir ce qui avait bien put provoquer ce claquement. Il regarda partout au rez-de-chaussée, mais ne trouva que la porte fermée à double tour. Il l'ouvrit, sortit regarder au dehors s'il n'y avait rien d'anormal et ne vit que l'obscurité. Cependant le tueur était entré par la porte ouverte. Il se dirigea vers l'escalier, monta les marches en veillant à ne faire aucun bruit et se retrouva juste en face de la cuisine. Il y entendit une voix de femme qui fredonnait une chanson. Il entra dans la pièce et se trouva derrière la femme qui faisait chauffer de l'huile. Il s'approcha et plongea la tête de la malheureuse dans le liquide bouillant avant qu'elle eut put émettre un quelconque gémissement. La femme se débattit mais elle ne tarda pas à succomber car son visage était littéralement rongé et brûlé par l'huile. Si le tueur avait encore eut une quelconque notion de l'odorat, il aurait senti une odeur de chairs brûlées, cramoisies. Cinq minutes après, le tueur sorti la tête calcinée de la pauvre femme et laissa tomber le cadavre par terre, près de la cuisinière. Il sortit de la cuisine, s'approcha du mari qui s'était remis à repasser le fit tomber par terre, prit le fer à repasser et écrabouilla la tête du malheureux. Le tueur laissa le fer sur la tête écrabouillée et l'on sentit bientôt une odeur de cochon grillé. La fille, qui avait vu son père se faire massacrer cria. Le tueur redressa la tête, se leva et la fille découvrit un corps moisi par le temps, couvert de terre et de petits asticots blancs, le visage ravagé par vingt années passées en terre et à l'endroit où auraient dû se trouver des yeux, il n'y avait que deux trous morts, sans vie. Sur son crâne chauve, on pouvait apercevoir la marque des sorciers de Salem. Il portait un bleu de travail troué en certains endroits qui laissaient apparaître une peau verdâtre et légèrement bleutée, couverte de pustules suintantes. La fille cria mais ne put bouger car paralysée par la peur. Le tueur s'approcha, sorti un couteau et égorgea la pauvre fille qui s'effondra, en faisant une dernière bulle, de sang cette fois-ci. Le tueur parti, et laissa tomber son couteau qui grouillait encore de quelques asticots...

La terreur avait atteint son paroxysme. En effet, maintenant que le tueur se déplaçait dans toute la ville, plus personne n'était à l'abri des déviations de ce malade. C'est pour éviter de nouveaux meurtres que plusieurs familles se réunirent dans une même maison, pour éviter que des personnes isolées ne se fassent tueur. C'est ainsi que Claudia et sa mère se retrouvèrent chez Pierre, pour la plus grande joie de ce dernier car il espérait depuis longtemps sortir avec Claudia et pour dire la vérité, il voulait surtout se la faire. Chez Pierre se retrouvèrent aussi un vieil entomologiste et son fils de 16 ans. De longues heures d'attente pour certains, de plaisir pour d'autre se préparaient...

David, le fils du docteur Loomis, entomologiste réputé, Claudia et Pierre était tous dans la chambre de ce dernier à discuter de tous ces meurtres et du tueur :

"Vous savez, dit Claudia, ça ressemble beaucoup à un film d'horreur tout ce bordel.

- Tout à fait d'accord, répondit Pierre qui était lui aussi un fervent adorateur des films d'horreur italiens.

- Mais ce qui m'emmerde, c'est qu'avec tous les films que j 'ai vu, j 'arrive pas à comprendre la psychologie de ce tueur, s'il en a une et je comprends pas non plus qu on ai toujours pas réussi à l'arrêter. Normalement, dans tous films qui se respecte, après un certain nombre de meurtres tous plus sanglants les uns que les autres, le tueur est arrêté, continua Claudia.

- Ouais, et là' on aurait pu croire qu'on avait atteint le summum de l'horreur avec le lycée, mais non, avec le coup de la tondeuse, il s'est surpassé, renchérit Pierre. Mais qu'est-ce que t'en penses, David, demanda-t-il ?

David, absorbé par les formes de Claudia n'avait suivi la conversation que d'une oreille, mais il répondit :

- Oh vous savez, les meurtres et les films d'horreur, je déteste. Mais mon père m'a dit qu'il avait peut-être une piste pour coincer ce fumier. Sur le couteau qu'on a retrouvé chez le couple, il y avait dessus des asticots, qui pourraient bien être des larves du grand Sarcophage ; une mouche adorant les cadavres et les chairs en décomposition. Et donc, une mouche de Sarcophage pourrait nous conduire directement chez le tueur.

- Alors ça, c'est bien la chose la plus conne que j 'ai jamais entendu, répondit Claudia en se marrant.

- A ce qu'il paraît, c'est vrai que Paul t'a baisé avant qu'il se fasse buter ? déclara Pierre qui voulait amener la conversation à un point bien précis.

- Oui, c'est vrai, répondit Claudia d'une voix sensuelle et légèrement provocante. Et alors, qu'est-ce qu'y a de mal à ça ?

- Oh rien du tout, mais je me disais que puisqu'on est là, pour un bout de temps, on pourrait peut être s'amuser un peu ? Qu'est-ce que t'en dis, David, demanda Pierre ?

- Un ? De quoi ?

- Je te demandais si tu prendrais pas ton pied avec Claudia.

- Oh, c'est clair, en plus, t'es vachement bien roulée, ajouta-t-il à l'adresse de Claudia.

- Bon, eh bien je vous attends, dit-elle en commençant à enlever son pull moulant, mais Pierre, j 'te préviens qu'il va y en avoir partout.

- Oh, je m'en fous.

Ils se déshabillèrent tous les trois, se couchèrent et c'est ainsi que d'amis, ils devinrent amants...

Mais ce n'était pas les seuls à profiter des bonheurs de l'amour physique. En effet, dans une maison avoisinante, une jeune fille et son petit ami, réunis dans une même maison avec le père de la fille, descendaient l'escalier menant à la cave pour pratiquer leurs ébats amoureux dans la voiture dormant dans le garage depuis bien des années. Ils entrèrent dans la voiture, s'installèrent sur la banquette arrière, et ils scellèrent leur amitié par l'acte sexuel. Mais leurs cris de plaisir attirèrent le père qui descendit à la cave pour voir ce qui pouvait bien s'y passer. sa surprise fut énorme quand il vit sa propre fille se faire dépuceler, surtout dans ces temps incertains où quelqu'un assassinait toutes les personnes trouvées sur son chemin. C'en fut trop pour le père déjà ébranler par les événements. Il ouvrit la portière, tira sa fille par les cheveux et l'attacha aux chaînes qui servaient en temps normal à soulever le moteur de la voiture. Puis il s'intéressa au garçon resté dans la voiture. Il le sortit lui aussi, lui coinça la tête dans un étau qu'il resserra pour qu'il ne puisse plus bouger, puis pris un des bras de sa victime, le posa sur une table adjacente, pris un marteau et l'abattit sur la main de l'amant de sa fille. La main éclata en mille morceaux et du sang gicla. Le malheureux et la fille crièrent, l'un parce qu'il n'avait plus de main et l'autre de peur de se voir infliger le même sort que son amant. Puis le tueur fit de même avec l'autre main, qui se brisa dans un fracas d'os broyés. Le père alla ensuite chercher sa perceuse, changea la mèche pour en mettre une plus grosse et plus longue, la mit en marche, changea aussi la vitesse de rotation de la mèche puis considéra son appareil ainsi modifié. Il changea la tête de sa victime de position de manière à ce qu'une des tempes soit en face de lui. Il posa ensuite sa perceuse sur la tempe, et mit en marche son engin de mort. La mèche rentra tout doucement dans le cerveau du garçon qui cria tant qu'il put avant de rendre l'âme. La mèche s'enfonça sans rencontrer de résistance, répandant toujours plus de sang sur l'établi, qui ne contenait déjà plus tout ce liquide rougeâtre qui commença à couler sur le sol couvert de sciure de bois qui absorba une partie du sang. Mais le liquide poisseux coulait toujours, d'autant que le père fou, avait commencé à attaquer le cou du jeune homme à la scie, non sans difficultés quand il rencontra la colonne vertébrale qu'il entama dans un bruit horrible et répugnant de scie qui dérape et revient à la charge pour accomplir son sinistre travail, lequel bruit fit pleurer la fille dont les pieds commençaient à tremper dans le sang de son ex-amant.

Le père jugeant que son travail était suffisant pour ce jeune, s'intéressa à sa fille qu'il détacha et rattacha sur la table de coupe ayant en son centre une grosse scie circulaire. Il écarta les jambes de sa fille et, jugeant qu'elle n'avait pas encore assez goûté aux joies du sexe, alla chercher un marteau dont il enfonça le manche dans le vagin de sa fille jusqu'à ce qu'elle crie de douleur. Mais il ne s'arrêta pas et enfonça encore bien d'autres objets dont une ampoule : il écarta les lèvres vaginales de sa fille, enfonça l'ampoule dans son vagin en faisant attention à se qu'elle ne se brise pas, et une fois l'ampoule complètement rentrée, il donna un coup de coude sur le bas-ventre, si bien que l'ampoule se brisa dans le vagin de sa fille en plusieurs petits morceaux de verre acérés, qui rentrèrent dans sa chair, la faisant crier encore plus fort qu'auparavant. Il alluma ensuite la scie circulaire, détacha sa fille en état de choc et la poussa sur la lame. Elle mourut sur le coup, en ayant le ventre ouvert et déchiqueté par une scie. Son père repassa encore plusieurs fois sa fille sur la lame jusqu'à ce que le cadavre soit coupé en deux parties. Il sortit les entrailles de sa fille et se les passa autour du cou en rigolant, puis il éclata en sanglots devant le massacre qu'il avait orchestré. Attiré par tous ces cris, le véritable tueur arriva dans ce garage et constata le massacre qu'il y avait déjà eut. Le père se retourna, hurla en voyant ce zombie s'avançant vers lui d'un pas lent. Le tueur saisit le père qui pleurait encore, le remit sur ses pieds pour mieux traverser sa main d'un tournevis, lequel se planta dans la table en bois, immobilisant le père. Le tueur saisit la tronçonneuse qui était posée sur une étagère, la mit en marche dans un ronronnement bien réjouissant de moteur, puis découpa le bras de sa victime. Le sang gicla sur les murs du garage. Puis le tueur attaqua l'autre bras qui se détacha aisément dans un bruit qui n'était pas sans rappeler celui que fit la scie découpant la colonne vertébrale du pauvre garçon. Le tueur découpa ensuite les jambes du pauvre homme qui hurla de plus belle avant qu'il ne fut tué de manière atroce. Le tueur leva haut sa tronçonneuse pour l'abattre sur la tête de sa victime. La tronçonneuse attaqua le crâne puis le cerveau dont des petits bouts giclèrent un peu partout, pour que finalement la tête s'ouvre en deux parties ruisselantes de sang et de cervelle. Le tueur emporta avec lui le haut du corps de la fille ainsi que celui de son père. Mais alors qu'il sortait dans la rue, quelqu'un le vit à travers une fenêtre et hurla. Il décida d'abandonner le corps du père dans la rue et de s'en aller, ce qui fit que pendant que de la cervelle et du sang s'écoulaient sur le trottoir pour finir dans les égouts, de petits asticots blancs s'enfonçaient dans le cerveau du mort...

Ces nouveaux cadavres furent découverts peu après que la voisine ait hurlé. Tous ces meurtres commencèrent à peser lourdement sur la conscience générale et ils avaient tous peur d'en venir aux moyens extrêmes comme ce père qui avait massacré sa fille et son petit ami. De plus, l'hiver qui arrivait était annoncé comme étant l'un des plus froid que la ville est connue depuis très longtemps. Il était possible qu'il y ai de la neige, mais cette année, personne n'en profiterait tant que le tueur serait en liberté. L'hiver arriva et, fidèle aux prédictions, il fut extrêmement froid et démoralisant. Cet hiver ainsi que le tueur toujours en liberté firent que certaines personnes crurent bon de quitter la ville au plus vite. Un couple de jeunes mariés considéra cette solution comme la meilleure étant donné qu'ils voulaient encore vivre de longues années, ce qui semblait maintenant impossible avec ce tueur. Ils firent donc leurs valises et décidèrent de partir le lendemain matin. A cet effet, ils se réveillèrent tôt et chargèrent la voiture alors que le soleil se levait sur une ville encore silencieuse, couverte d'une neige blanche et immaculée. L'homme décida de fumer une cigarette pendant que sa femme faisait le tour de la maison pour voir s'ils n'avaient rien oublié. La femme commença par regarder partout au rez-de-chaussée, puis elle monta au premier étage. Elle redescendit et vit une ombre passer rapidement sur le sol. Elle attendit quelques instants, ne faisant pas un geste, puis elle continua à descendre les marches, une par une. Elle était arrivée au bas de l'escalier quand une main jaillit du dessous de l'escalier et plaqua sa tête contre le mur, la main placée de telle façon qu'elle ne put pas hurler. Le tueur sortit un couteau qu'il avait emprunté dans la cuisine, et l'égorgea. Il repassa plusieurs fois sur le cou, faisant gicler plus de sang à mesure que la lame progressait dans la tendre chair. Une fois la femme morte, vidée de son sang, le tueur saisit la tête de ses deux mains, et la tourna jusqu'à ce qu'elle se décroche de la colonne vertébrale. Il laissa ce corps ensanglanté s'effondrer et partit. L'homme en ayant assez de rester assis sur le rebord du coffre se leva, fit quelques pas tête baissée pour se retrouver nez à nez avec sa femme, où plutôt la tête de sa femme que tenait le tueur d'une main, tandis que dans l'autre, il tenait un couteau qu'il se hâta d'enfoncer dans le ventre du pauvre homme dont le cri de douleur réveilla tous ses voisins. Le sang coula sur la neige, tachant ce blanc immaculé de traces rouges. Le tueur tourna plusieurs fois le couteau dans la plaie, faisant jaillir encore plus de sang. Une fois le pauvre homme complètement mort, il retira son couteau, et le cadavre s'effondra, n'ayant plus de point d'appuis. Le tueur partit et jeta la tête de la femme, un rictus de mort figé sur ce beau visage.

Ces deux derniers meurtres plongèrent la ville dans une terreur sombre, encore plus qu'elle ne l'était avant. Personne ne pouvait quitter la ville sans risquer sa vie. Et cette manie qu'avait le tueur d'emporter le corps de ses victimes, mais qu'est-ce qu'il pouvait bien en faire ? Pour résoudre le problème, le maire fit enfin appelle à la Garde Nationale, comprenant qu'il n'était pas de taille à lutter contre ce monstre. Les gardes arrivèrent rapidement et dès qu'il furent là, les meurtres cessèrent, comme si le tueur savait que les gardes le démasqueraient... Deux semaines s'écoulèrent ainsi, chacun restant chez soi, les gardes patrouillant dans la rue à longueur de temps. Deux semaines passèrent encore et, heureusement, pas de nouveau meurtre, mais Gwladys, la gardienne du lycée avait disparus, et malgré les mesures prises par tout le monde, elle demeura introuvable. Les habitants reprirent peu à peu une attitude et une vie normale, malgré la peur toujours omniprésente de se faire tuer. David, aidée de Claudia et Pierre entreprit des recherches sur Herbert Whale. Ils apprirent que c'était dans cette ville qu'il avait mutilé une quinzaine d'élèves et que le lycée fut rebaptisé après ce sinistre carnage. Pierre fit même preuve d'intelligence, ce qui était assez rare pour être signalé, en allant jeter un coup d'oeil au cadastre pour essayer de trouver s'il n'y avait pas des pièces secrètes dans le lycée, ce qui pourrait expliquer que les policiers n'aient encore rien trouvé. Il y alla un midi alors que le temps était à l'orage, et à cet effet, il demanda à sa mère de l'emmener pour éviter d'être mouiller. Elle le déposa devant l'imposante bâtisse de style colonial. Pierre resta quelques instants à regarder la façade rouge brique avant de se décider à entrer. Il ouvrit la lourde porte en bois que l'humidité avait fait gonfler et se retrouva devant un comptoir croulant sous les papiers, sans personne derrière qui aurait pu le renseigner. Il franchit donc le comptoir. Il avança dans un long couloir percé de loin en loin par d'étroites fenêtres pour finalement déboucher dans une grande salle aux angles légèrement arrondis dont la moitié des murs était occupée par d'immenses étagères contenant des centaines de plans et dont l'autre moitié était une énorme baie vitrée, sensiblement opaque. Il fit quelques pas sur un carrelage blanc et leva les yeux pour apercevoir une coupole décorée d'une peinture représentant le Christ menant combat contre le Diable. Son regard tomba sur une série de gargouilles entourant la coupole. Sous les gargouilles se tenaient, remarquablement sculptés, les démons et autres rejetons de l'enfer. Pierre redescendit encore son regard pour voir d'immenses étagères, allant du sol au plafond, couvertes de plans classés par ordre alphabétique, auxquels on accédait par une gigantesque échelle. Une voix le fit sortir de sa stupeur et il remarqua un petit homme, chauve, penché sur un plan. Celui-ci releva la tête et adressa un sourire à Pierre et lui dit si doucement que Pierre dut s'approcher :

" Bonjour jeune homme. Que puis-je faire pour vous ?

- Je cherche les plans du lycée de la ville.

- Le lycée Carno ?

- Non, le lycée Paco, répondit Pierre.

- Oui, c'est bien ce que je dis, répondit le vieillard en haussant la voix. Il s'appelait Carno avant qu'un massacre n'ait lieu il y a une vingtaine d'année.

- Merci monsieur, répondit Pierre en se dirigeant vers l'échelle.

- Désolé jeune homme, mais je crois que vous devrez revenir plus tard, la personne ayant en charge le bâtiment n'aime pas payer les heures supplémentaires et je devrais déjà être parti depuis une heure.

- S'il vous plaît...

- Non, revient demain, termina le vieil homme en se levant et en se dirigeant vers la sortie ".

Pierre rentra chez lui en bus, et dit à Claudia et David que le cadastre était fermé. Pendant le repas, Pierre ne dit et ne mangea presque rien, si bien que sa mère pensa qu'il avait pris froid. Mais Pierre repensait à la grande salle circulaire, richement décorée, et à ce petit homme, gardien des plans de toute une ville. Puis il alla se coucher et s'endormit avec une rapidité surprenante. Il se mit à rêver : il se vit, marchant en direction du cadastre, en pyjama, franchissant la porte en bois et avançant dans le couloir vers une plaque sur laquelle étaient inscrits ces mot : QUE CELUI QUI ENTRE ICI SOIT DAMNE A TOUT JAMAIS. Il continua d'avancer pour déboucher dans la salle des archives. Les dalles du sol avaient viré de blanches à rouges sang. Il leva les yeux vers la coupole et remarqua qu'il n'y avait plus qu'une personne, le Christ, renversé, battu par les forces de l'Enfer. Il baissa les yeux et ne vit ni démon, ni gargouille. Ils avaient disparus, comme libérés de l'enchantement les retenant prisonniers de la pierre. Il baissa le regard et se dirigea vers les immenses étagères qui au lieu de contenir les plans contenaient les livres interdits traitant des sciences occultes : le Necronomicon, le Livre D 'Enoch, le Livre D Tibon, le Livre Noir, quand soudain l'attention de Pierre fut attirée par un bruit de page tournée et il vit le Diable, lui aussi sorti de son tableau après sa victoire sur le Christ. Satan leva la tête et fit un grand sourire à Pierre, tout en disant :

" Ton avenir est ta mort ".

Puis il désigna une pochette ouverte, vers laquelle Pierre s'approcha et dans laquelle il reconnut les plans du lycée. Tout à coup, les pages se mirent à tourner pour s'arrêter sur le sol du lycée, et Pierre eut juste le temps de voir un réseau de pièces souterraines, avant que la baie vitrée ne se brise pour laisser apparaître les gargouilles et les démons qui se précipitèrent sur lui ; le maître des ténèbres laissa échapper un rire qui aurait glacé le sang d'un mort. Une énorme gargouille fonça sur Pierre, la gueule grande ouverte quand Pierre se réveilla, tout trempé de sueur.

Il se leva sans faire de bruit, enfila ses vêtements, sortit de sa maison et se dirigea sous la pluie battante vers le cadastre, bien décidé à vérifier si le plan du sous-sol était tel qu'il l'avait rêvé.

Il arriva devant la grande porte en bois et remarqua qu'il n'avait rien pour en forcer l'accès. Il décida alors de briser une vitre pour entrer dans le bâtiment. Il se mit en quête d'un quelconque morceau de bois pour briser le verre. Il ramassa un objet, légèrement courbe, fait dans une matière inconnue et se dirigea vers la fenêtre la plus proche. C'est en passant près de la lumière d'un réverbère qu'il vit que l'objet qu'il tenait n'était autre qu'un os. Il le laissa tomber et se demanda comment cet objet avait bien pu arriver là. Cependant, il le ramassa à nouveau et s'approcha d'une fenêtre dont il brisa le verre avec une telle douceur qu'on aurait pu croire qu'il avait fait ça toute sa vie. Il jeta l'os au loin et franchit la fenêtre maintenant brisée pour se retrouver dans une salle qui débouchait dans le couloir. Il le traversa et fut heureux de voir que la plaque avait disparu.

Il entra dans la grande salle et ne vit rien d'autre qu'un petit voyant indiquant l'emplacement de l'interrupteur. Il s'en approcha et alluma les lumières sans se soucier que cela pourrait attirer quelqu'un.

Il déplaça l'échelle jusqu'au C de Carno et monta dessus alors que le vent faisait frémir la baie vitrée.

Il ouvrit la pochette contenant les plans, et remarqua un passage sous terrain qui conduisait à une série de pièces, dont une de très grandes dimensions. Il pensa tout de suite qu'il pouvait s'agir d'une réplique souterraine d'une église, avec sa nef, sa sacristie et toutes les autres pièces. Mais alors qu'il faisait cette réflexion, l'orage éclata et un éclair zébra le ciel. Pierre, surprit par ce coup de tonnerre, lâcha l'échelle et tomba sur le dos. Il cria et vit quelqu'un passer derrière la grande baie vitrée. Il cria et appela à l'aide, mais la seule personne qui répondit à son appel fut le tueur qui s'approchait de lui. Il hurla de plus belle, mais il ne put pas bouger à cause de sa colonne vertébrale brisée. Le tueur s'approcha encore, jusqu'à être devant les pieds de Pierre qui hurlait toujours. Le tueur sortît alors un de ses couteaux et s'ouvrit le ventre avec un bruit indescriptible. Du sang coula, mais ce qui fit Pierre hurler plus fort étaient les petits asticots blancs qui tombaient sur ses pieds, de la blessure du tueur. Les asticots commencèrent à creuser la chair de Pierre qui maintenant saignait de mille trous. Les asticots s'enfoncèrent dans sa chair, pour le ronger de l'intérieur. Quelques minutes plus tard, Pierre n'avait plus de jambes : on apercevait ses os, encore couverts de quelques bouts de chair, qui reliaient ses chaussures à ses genoux qui répandaient sur le carrelage un sang dans lequel flottaient quelques asticots. Le tueur s'approcha ensuite de la tête de Pierre, s'agenouilla, sortit un scalpel et découpa le pourtour de ses yeux. Il sortit ensuite un premier globe oculaire. Pierre mourut sur le coup. Le tueur enleva ensuite le second et les mit tous deux dans un sac, avant d'ouvrir son autre main, dans laquelle se tortillaient des asticots. Il les laissa tomber sur la tête de ce malheureux Pierre, puis il alla vers la pochette où étaient les plans, les feuilleta pour tomber sur celui que regardait Pierre, c'est à dire celui du sous-sol du lycée. Il se releva et partit. Mais alors qu'il franchissait la porte, le plan s'effaça petit à petit pour qu'il ne reste plus qu'une page blanche...

Ce nouveau meurtre refit tomber la population dans une détresse terrible, si bien que la maire prit la décision de parler à ses électeurs, accompagné du chef de la police et du docteur Loomis, l'entomologiste.

"Mes chers concitoyens, je vous remercie d'être tous venus pour assister à cette réunion. Je vous présente le docteur Loomis, entomologiste réputé, et vous connaissez déjà le chef de la police Mr Hagen, clama le maire à le foule. Je vous rassure tout de suite, nous croyons avoir trouvé un moyen d'arrêter le tueur, mais...

- Vous croyez avoir trouvé un moyen, vous croyez, mais bon Dieu, quand est-ce que vous serez sûr ? Moi en tout cas, je suis sûr que mon fils est mort, cria en sanglotant la mère de Brice, dont les paroles furent reprisent par les autres mères ayant perdus leur enfant.

- Je sais, je sais que vous êtes tristes et révoltés, mais si nous voulons l'arrêter, nous devons tous nous unir.

- Mais c'est avant qu'il aurait fallu nous dire ça. Ma fille est morte, incroyablement mutilée par ce maniaque, et vous voulez que nous nous unissions, mais nous sommes trop faibles pour nous unir, maintenant que nous avons perdus des êtres chers, renchérit la mère de Julie. Et puis, quel genre de maire êtes-vous pour avoir laissé massacrer nos enfants ? Quel genre de maire êtes-vous pour les avoir laissé se réunir dans le lycée pour avoir des rapports sexuels immondes ? termina-t-elle avant de s'effondrer en larmes.

- Ecoutez, nous ne pouvions pas surveiller tout le monde avec les effectifs que nous avons, déclara pour calmer la foule le chef de la police. Ils n'avaient pas le droit d'aller dans ce lycée, ils ont désobéis aux ordres, je ne peux rien y faire. Quant aux sujets de ces pratiques sexuelles, je ne peux rien vous dire. Mais si vous êtes ici, ce n'est sûrement pas pour nous blâmer alors que nous avons fait de notre mieux. Je voudrais maintenant laisser la parole au docteur Loomis.

- Mesdames et messieurs, votre maire a demandé mon aide et j'ai répondu présent pour me pencher sur une question qui fera avancer cette enquête, dit le docteur Loomis. En effet on a retrouvé sur le couteau du tueur et sur plusieurs victimes des vers ou plutôt des larves. Ce sont des larves de Grand Sarcophage. C'est une mouche qui se cache sous ce nom bien inquiétant, et cette mouche le mérite bien car ses larves se nourrissent exclusivement de cadavres en décomposition. La mouche arrive sur un cadavre, pond ses oeufs qui deviendront des larves. Si on en a retrouvées sur le couteau, c'est parce que nous pensons que le tueur garde ses victimes près de lui. C'est donc un maniaque, un psychopathe. Cependant, cette mouche est capable de sentir des cadavres à plusieurs centaines de mètres, donc en promenant ces mouches dans la ville, nous devrions savoir où se trouve le tueur. Mais pour mener à bien cette recherche, il faut une personne n'ayant pas peur car la mouche mènera cette personne directement dans l'antre du tueur.

Quelques murmures s'élevèrent dans l'assistance et tout à coup, quelqu'un siffla, attirant l'attention :

- J'irai avec la mouche trouver le tueur, déclara Claudia qui était, jusque là, resté tranquille.

- Vous, mais vous ne devez pas avoir plus de 16 ans, dit le maire.

- J'en ai 17, et j'ai déjà eut à faire avec le tueur, donc je sais à quoi je m'engage.

- Y a-t-il un autre volontaire ? questionna le maire. Bon, eh bien nous vous remercions tous d'être venus. Jeune fille, nous allons réfléchir à votre proposition, déclara le maire à l'adresse de Claudia ".

A la sortie du gymnase où avait eut lieu la réunion, David s'approcha de Claudia et lui demanda :

"C'était pour déconner, ce que tu as dit, hein ?

- Pour déconner, mais non, j'étais très sérieuse et je le suis encore.

- Mais moi, j 'ai pas envie de te perdre, t'es trop belle, ajouta-t-il.

- Tu sais, je suis peut-être belle, mais la vraie beauté est intérieure, termina-t-elle avant de partir.

Mais alors qu'ils rentraient chez eux, une jeune fille du nom de Lucie remplissait la machine à laver de la laverie chinoise du coin. Cette fille était considérée, après Claudia, comme la fille la plus bonne de toute la ville. Elle était assez maigre, rousse aux cheveux courts, mesurait environ I m 80 et n'avait pas de petit ami, ce qui réjouissait tous les célibataires. La laverie où elle se trouvait était dans cette ville depuis très longtemps et elle avait encore des machines à chargement frontal avec un panneau de verre où l'on pouvait voir le linge tourner. Lucie n'était pas tranquille parce qu'elle savait que le tueur rodait toujours, cependant, elle prit à ses risques et périls la décision de laver son linge car elle devait le lendemain matin aller à un entretien d'embauche. Cependant, elle ne vint pas seule, mais avec un copain qui avait bien voulut l'accompagner et avec qui elle voulait sortir depuis longtemps. Elle mit donc son linge dans la machine et mit cette dernière en route, puis elle s'assit devant la machine, un livre dans une main et une bombe anti-agression dans l'autre. Son ami rit en voyant la bombe et dit :

" Tu sais, c'est pas avec ça que tu ne se seras pas tuée.

- Peut être, mais j 'ai encore plus de chances de mourir sans ça, donc...

- Oh tu sais, pour ce que j'en dis. Je suis simplement venu pour veiller sur toi.

- Oui, je sais, et je te remercie, annonça-t-elle avec des intonations de reconnaissance dans la voix ".

Elle attendit tendue pendant environ dix minutes puis se détendit et commença à lire. Son ami posa alors son bras sur son épaule avant de tourner la tête de la fille vers lui pour l'embrasser. Leurs lèvres se rencontrèrent et ils échangèrent un long, très long baiser.

Soudain, une porte claqua. Ils arrêtèrent de s'embrasser, l'homme se leva, tandis que son amie restait accoudée à un muret. Il se dirigea vers l'arrière boutique pour voir d'où provenait ce bruit, un bruit de pas, traînant ; comme si quelqu'un était blessé. Il entra dans l'obscurité de l'arrière boutique et reçu alors un coup de marteau en plein sur la nuque. Il s'effondra par terre et se mit à trembler frénétiquement. Le tueur leva alors sa masse et l'abattit sur la tête du malheureux. La masse s'enfonça dans le crâne et la cervelle sortit par le trou ainsi crée. La fille restée seule appela son mec, mais aucune réponse ne vint. Elle entendit de nouveau un bruit de pas, cette fois provenant de derrière elle, mais elle n'eut pas le temps de se retourner car un fil de fer lui coupa la respiration. Elle se débâtit, mais ne put se soustraire à l'étreinte du tueur. Son regard reflétait la mort à l'état pur, son visage devint de plus en plus rouge à mesure que le tueur resserrait le fil, tandis que la peau se plissait et s'ouvrait en de minuscules entailles sous la pression, laissant échapper de petits filets de sang. Elle mourut quelques instants plus tard, la marque du fil de fer encore visible sur sa gorge. Le tueur resta encore quelques instants dans la laverie avant qu'on entende le bruit de la clochette de la porte retentir.

Le lendemain matin, n'ayant pas vu rentrer son amie, une jeune fille averti les flics qui se dirigèrent directement à la laverie. Ils entrèrent et ne trouvèrent rien à par une machine qui tournait. Ils l'arrêtèrent et ouvrirent le hublot. Tout à coup, une tête et un corps déchiqueté par la machine tomba par le hublot ouvert. La peau était râpée, déchiqueté et même trouée. Les vêtements de la victime étaient rouge sang. Le nez était réduit en bouillie, alors que les yeux avaient tout bonnement disparus des orbites. Un policier s'effondra en voyant ce si horrible spectacle. Les autres le firent sortir, tandis qu'ils sortaient le corps de la machine et qu'ils inspectaient le reste de la boutique. Ils trouvèrent le corps du jeune, baignant dans du sang, méconnaissable à cause de sa tête réduite en bouillie.

Avec ces deux nouveaux meurtres, le conseil se réunit d'urgence pour savoir si Claudia irait avec la mouche chercher le tueur, et il fut finalement décidé que ce serait le père de David qui irait trouver le tueur. La décision déplut à Claudia qui prit la ferme résolution de chercher ce monstre, toute seule s'il le fallait. Fabien décida alors de partir avec Claudia pour le lycée pour trouver le tueur et venger Pierre (bien qu'il n'en vaille pas vraiment la peine).

Ils partirent tous les deux de bon matin et se dirigèrent vers ce lieu maudit, en parlant de leur soirée passée. Ils passèrent devant le cimetière où avaient eut lieu les premiers meurtres, puis ils entrèrent dans le lycée et ils découvrirent l'endroit où c'était déroulé la partouze et le massacre qui suivit. Le sol était couvert de sang séché et l'emplacement des corps était encore visible. Ils ne s'attardèrent pas au rez-de-chaussée que les policiers avaient passé au peigne fin, mais ils descendirent au sous-sol car ils étaient persuadés que c'était là que se trouvait le tueur. Ils furent d'abord fortement déconcertés par l'aspect lisse et uniforme des murs qui semblait exclure tout passage secret. Ils entreprirent alors un examen minutieux de tous les recoins et en procédant par élimination, ils se trouvèrent devant une armoire métallique. Ils l'ouvrirent et ne trouvèrent que ce que les forces de l'ordre avaient déjà observés à deux reprises : des étagères contenants clous, marteaux et autre tournevis. Après avoir essayé de la faire basculer, ils remarquèrent qu'elle s'était légèrement enfoncée dans le mur. Ils poussèrent alors de toutes leurs forces et l'armoire coulissa sur des rails habillements dissimulés découvrant un passage sur leur gauche. Ils se réjouirent, mais remarquèrent rapidement que ce n'était qu'un cul-de-sac. Ils allaient renoncer quand David promena le rayon de sa torche sur le sol et découvrit une dalle ronde de béton qui masquait un passage pouvant très bien laisser passer un homme. David se précipita et ôta la dalle. Claudia le vit vaciller et elle se dépêcha de le rejoindre pour le soutenir. A peine fut-elle près de lui qu'elle comprit la cause de son malaise dans l'air viciée et nauséabond qui sortait du trou.

Elle transporta David et l'allongea sur une table au rez-de-chaussée, puis elle prit de la gaze à l'infirmerie, dont elle s'entoura le nez et la bouche. Elle redescendit alors dans le sous-sol et revint vers le trou découvert. L'odeur nauséabonde s'était quelque peu dissipée et elle dirigea le faisceau de sa torche vers le fond du trou. Elle découvrit à quelques mètres un sol humide avec une échelle de fer rouillé attaché au mur. Elle descendit et remarqua au bout d'un petit couloir un escalier en colimaçon qui semblait mener vers des profondeurs insoupçonnées. Elle hésita quelques instants à descendre, mais son courage reprit le dessus et elle descendit ces marches gluantes et couvertes de mousse. Les degrés de pierre s'enfonçaient en spirale et alors qu'elle avait déjà compté une cinquantaine de marches, elle entendit un gémissement, abominable, impie que rien se saurait décrire. Ce bruit la dissuada de continuer à compter les marches. Le bruit continua à ce faire entendre quand elle arriva au bas des marches. Elle vit alors un long couloir dont elle ne pouvait apercevoir le bout. Sur les côtés, de grandes arches en pierre grossièrement taillée se dessinaient. Elle entra dans une de ces salles et découvrit des murs couverts de runes et autres symboles anciens et cabalistiques. Sur le sol, des ossements et des pages couvertes d'une fine écriture. Elle quitta cette première salle pour se diriger vers une autre, un peu plus loin. Elle découvrit là des bougies et des lampes à pétrole. Elle en alluma quelques-unes unes et découvrit alors d'autres pages d'une écriture plus grosse, plus récente, ainsi que des traces de sang sur le sol. Elle aperçut aussi une grande bibliothèque, remplie d'ouvrages tous plus gros les uns que les autres. Elle en saisit un qui était intitulé Necronomicon. Elle laissa tomber le livre à terre en se rappelant ce livre maudit écrit par un arabe fou sur des pages en peau humaine. Elle le feuilleta, s'arrêtant sur les différents croquis de démons, réalisées à la plume avec du sang humain, mais elle ne parvint pas à déchiffrer l'ouvrage en latin. Elle remarqua un passage souligné d'un trait fin : DIS MIES JESCHET BOENE DOESEF DOUVEMA ENITEMAUS. Ce passage se grava dans sa mémoire et elle ne sut qu'après être sorti que cette formule était celle qui était considérée comme la plus abominable incantation de toute la magie noire. Elle reposa cet ouvrage pour se diriger vers le bureau où elle avait remarqué des paquets de feuilles. Elle saisit quelques feuillets qui ressemblaient à un traité d'anatomie. Elle ramassa une feuille posée par terre. Le message marqué dessus était on ne peu plus explicite : Le corps d 'un sorcier doit absolument être dissout dans de i 'acide et non pas brûler. Le gémissement se fit alors entendre, plus net dans cette salle souterraine. Elle laissa les lampes allumées et suivit le gémissement pour aboutir après plusieurs minutes de marche dans une salle aux dimensions cyclopéennes. Elle balaya les murs du faisceau de sa torche et découvrit un autel étrangement sculpté. Elle dirigea sa lampe sur les pieds de l'autel et vit différents monstres sculptés de façon si réaliste que Claudia faillit croire qu'ils étaient vivants. Elle remarqua tout autour cet autel blasphématoire six piliers placés en cercles. Elle compta deux fois six autres piliers un peu plus loin dans la salle. Claudia pensa tout de suite trois six, c'est le Signe du diable et de l'Antéchrist, mais elle fut interrompue dans ses réflexion car le gémissement se répéta, encore plus fort. Claudia dirigea le faisceau de sa lampe sur le sol et elle découvrit que certaines dalles du sol étaient percées de trous d'où montait le gémissement. Elle s'aperçut également que la puanteur et le gémissement étaient plus fort au-dessus de ces trous, comme s'ils conduisaient à de plus grandes profondeurs. Elle s'accroupit et réussi à soulever la lourde dalle de pierre. Le gémissement se fit alors plus perçant, comme s'il montait des entrailles même de la terre. Elle faillît défaillir à son tour à cause de la puanteur, et il lui fallut rassembler tout son courage pour terminer d'enlever la dalle. Elle espérait trouver une échelle, mais elle fut déçue car elle ne vit que les parois de briques d'un puits cylindrique. Pendant que le faisceau se dirigeait vers le fond, le gémissement se transforma en une série de petits cris horribles, accompagnés d'un bruit de vaine escalade et de chute visqueuse. Elle se mit à trembler, refusant d'imaginer quelle horrible chose pouvait bien se trouver dans le puits. Elle rassembla son courage et elle se pencha au-dessus du trou. Elle ne put tout d'abord discerner que de la mousse et aperçut ensuite une forme noire. Elle devait regretter toute sa vie d'avoir regarder une seconde fois, car ce qu'elle vit la transforma à tout jamais. Elle fut prise de tremblements, lâcha sa lampe, et entendit le bruit que firent des dents mâchant son moyen d'éclairage. Prise de démence, elle lâcha un cri suraigu auquel répondirent des gémissements montants des autres trous. Elle rampât sur les dalles humides, se frappa la tête contre les piliers, déchira ses ongles sur la pierre rugueuse, mais elle poursuivit sa route à quatre pattes. Claudia reprit peu à peu conscience et elle se boucha les oreilles de ses mains. Elle ruisselait de sueur et elle prit soudain conscience que des douzaines de créatures vivaient encore en dessous d'elle et qu'un des puits était resté ouvert...

Elle refusa toujours de dire ce qu'elle avait vue, cependant la créature prisonnière ressemblait étrangement à une des sculptures de l'autel. Elle récita un Notre Père, ce qui la calma. Elle regretta amèrement la perte de sa lampe et elle chercha une quelconque lueur vers laquelle se diriger. Elle entrevit alors une faible lueur vers laquelle elle se dirigea à quatre pattes, craignant à tout instant de se cogner la tête contre un pilier ou de tomber dans le puits resté ouvert. Soudain, elle toucha la dalle perforée, et elle eut alors extrêmement peur. Elle eut la chance d'éviter l'ouverture du trou, d'où plus aucun bruit ne montait...

A chaque fois qu'elle levait les yeux pour voir la faible lueur qui lui servait de guide, elle remarquait que l'intensité diminuait. Elle comprit alors que les lampes qu'elle avait allumées devaient s'éteindre une par une. L'idée d'être perdue au coeur des ténèbres la poussa à courir car une fois la dernière lampe éteinte, elle n'aurait plus qu'à attendre l'arrivée des secours que pourrait lui envoyer David au bout d'un temps plus ou moins long. Elle atteignit rapidement le couloir et vit que la lueur provenait d'une porte à sa gauche. Un instant plus tard, elle se retrouvait dans la pièce qu'elle avait quitté.

Elle se dépêcha de regarnir les lampes éteintes, et malgré sa peur, elle se remplit les poches de bougies et d'allumettes, prit une lampe à pétrole pleine et repartit à la recherche du tueur. Elle revint vers la grande salle et remarqua à sa gauche un mur grossièrement taillé percé de cellules où elle se dirigea. Elle constata que ces pièces devaient servir de réserves et qu'elles étaient toutes reliées entre elles par un couloir. Dans la première de ces cellules, elle trouva une table en bois massif, couverte de fioles, de flacons. Sur les murs se trouvaient des étagères supportant des jarres et d'autres flacons. Elle explora alors une autre pièce où se trouvaient des vêtements, rongés par les mites, qui pouvaient bien dater de plusieurs dizaines d'années. Elle s'avança dans le dédale de salles et s'arrêta devant une grille qui barrait l'entrée d'une pièce et elle aperçu, scellés dans la maçonnerie, des chaînes. Elle pensa que ce devait être une sorte de petite prison. Alors qu'elle allait se détourner de cette pièce, elle remarqua un reflet dans un coin. Elle essaya tant bien que mal d'éclairer cet endroit avec sa lampe à pétrole, et elle distingua une chaîne fine, qui semblait être en or. Elle suivit cette chaîne du regard et elle vit alors un squelette, dont les bras n'étaient non pas attachés à des chaînes, mais véritablement scellés dans le mur. Elle se détourna vivement de cette horreur. Elle parcourut d'autres salles dépourvues d'intérêt pour arriver devant une porte close qui contrasta avec la vieillesse des autres salles.

Elle poussa la porte et fut éblouie par la lumière qui se déversa de la pièce. Elle vit alors en son centre une table de dissection, sur laquelle se trouvait un cadavre ' sans tête, baignant dans une mare de sang. Elle remarqua l'éclairage aux néons et des tableaux, accrochés aux murs, couverts d'une écriture fine et de dessins de différentes parties du cerveau humain. Elle traversa cette pièce pour déboucher dans une deuxième salle, d'un éclairage plus sombre, dans laquelle des étagères soutenaient des bocaux contenant des cerveaux, des foies, des poumons et d'autres organes. Elle remarqua une autre salle fermée par une porte hermétique. Elle se dirigera vers cette dernière et remarqua qu'elle ressemblait étrangement à une porte de chambre froide. Elle l'ouvrit, alluma le lumière et cria en voyant ce que la salle contenait : des crochets étaient suspendus juste en face d'elle. Un cadavre à demi-déséché, dont la peau était plaquée sur les os semblait lui faire comprendre d'un rictus de mort qu'elle ne pourrait pas sortir vivante. A côté de ce cadavre, s'en trouvait un autre, beaucoup plus récent, dans le corps était coupé au milieu du ventre. Attirée par le cri de Claudia, une personne l'assomma et la dernière chose qu'elle vit avant de s'évanouir fut un cadavre frai, dont le crâne semblait avoir été ouvert à la hache. Les yeux étaient révulsés et du sang coulait sur le carrelage. Elle fut traînée par terre jusqu'à une dernière salle où elle fut attachée sur une table d'opération. La personne qui l'avait frappée la réveilla et la première chose que vit Claudia en reprenant conscience fut Gwladys, la gardienne, lui souriant, juste devant elle. Elle était vêtue d'une blouse à l'origine blanche mais maintenant rouge sang et d'un jean bleu taché en certains endroits de rouge. Claudia tourna la tête et la seconde chose qu'elle vit fut, posés sur des tables de dissection un corps sans tête et un autre dont la peau du ventre avait été complètement retirée. Elle continua à regarder et remarqua que les corps étaient animés de mouvements de vie : le corps sans tête bougeait ses bras alors que celui ouvert essayait en vain d'attraper un morceau de viande suspendue au bout d'un crochet. Claudia faillit vomir en voyant ce spectacle et elle comprit où étaient passés les corps des disparus. Gwladys prît alors la parole :

" Salut Claudia, c'est gentil de me faire une petite visite. Pas trop mal à la tête ?

- Va te faire foutre ! s'écria Claudia. Qu'est-ce que tu as fait à tous ces malheureux ?

- Je veux bien te le dire mais tu promets de ne pas t'énerver, d'accord ?

- Salope, détache-moi ! ordonna Claudia.

- Vois-tu, si je te détache, je te tue, donc... Pour en revenir à ce que je fais ici, disons que... Que j 'étudie.

- Quoi ? Tu étudies ? Mais tu étudies quoi ? demanda Claudia dont la voix teintée d'accents de peur trahissait son apparente confiance en soi.

- J'étudie la vie ainsi que ses mystères.

- Tu es folle à lier !

- Tu m'as traité de folle, je déteste ça. Je suis prêt à tout endurer mais je ne supporte pas qu'on me traite de folle, donc je vais te tuer, dit Gwladys, en souriant tout en saisissant un scalpel.

- 0K, tu me tues, mais j 'ai quant même bien droit à une dernière question, puisque je vais mourir, hein ?

- C'est d'accord, mais une seule.

- J'en poserai deux.

- Bon d'accord. Deux.

- Premièrement, c'était quoi ce message : TON AVENIR EST TA MORT sur un des ordinateurs du CDI ?

- C'est quoi cette connerie ?

- C'est moi qui pose la question.

- Je n'ai jamais rien écris de tel. Mais comme on dit, les voies du Seigneur sont impénétrables. Bien que ici, ce serai plutôt les voies de Satan. Ta deuxième question ?

- Qu'est-ce que c'est que toutes ces salles, et comment en es-tu arrivée là ? demanda Claudia.

- Je vais tout t'expliquer : vois-tu, ce lycée a été bâti sur les ruines d'une ancienne ferme qui abritait un sorcier ainsi que toutes ses créatures. Tu en as d'ailleurs rencontré une, dans le puits. Ce que tu as vu est une créature crée de toutes pièces grâce à des rites ancestraux. Toutes ces salles ont été creusées par ce sorcier pendant la grande chasse aux sorcières de Salem. Il se réfugia ici pour continuer ses expériences. Tu as vu d'ailleurs certains résultats sur les feuilles que tu as regardé dans les salles que tu as dû visiter. Mais les pratiques de ce Sorcier déplurent aux habitants qui mirent fin à ses jours en le brûlant vif dans sa demeure. Mais les souterrains furent épargnés ainsi que les créatures y vivants. En 1958, mon grand-père, alors archéologue fit des fouilles dans ce lycée car il était persuadé que de vieilles catacombes s'y trouvaient enfouis. Après de nombreuses années de recherches, il trouva enfin l'entrée de ces galeries. Il les fouilla de fond en comble et lu ici même des feuilles écrites de la main du vieux sorcier expliquant comment créer un être vivant.

Mon grand-père décida alors de se mettre au travail, mais il se heurta au manque de spécimens. Il déclara donc n'avoir rien trouvé sous le lycée et il aménagea un passage secret. Il se lança dans des études de biologie pour être professeur, chose qui ne lui prit pas plus de 2 ans grâce aux formules et aux connaissances que contenaient tous ces ouvrages. Il étudia alors la vie et tous ses mystères dans ce labo, qu'il aménagea. Les flics l'arrêtèrent dans un autre laboratoire qu'il avait sous sa maison. Mon grand-père fut donc arrêté et il dut stopper ses expériences. Mais il ne faut pas oublier qu'il avait dit qu'il reviendrait, d'une façon ou d'une autre. Il avait prononcé ces paroles en toute connaissance de cause, car il avait peu avant son arrestation réussit à décrypter un passage particulièrement intéressant où était révélé le secret d'une certaine forme d'immortalité. Mon grand-père dit la formule. Mais il ne connaissait pas la forme sous laquelle il reviendrait. A 18 ans, mes parents me révélèrent ce qui était advenu de mon grand-père. Je me lançais dans des recherches en anatomie dans des ouvrages très anciens. Puis, alors que je fouillais les papiers laissés par mon grand-père, je vis alors une enveloppe tomber de la reliure d'un livre. Sur cette enveloppe était écrit : "A celui qui viendra après moi ". J'ouvris alors l'enveloppe et je lus la lettre qu'elle contenait. Sur un bout de papier jauni par les âges, mon grand-père m'expliquait où se trouvait le passage secret qui menait aux catacombes ainsi qu'au laboratoire. C'est ainsi qu'à l'âge de vingt-deux ans, je fis le même parcours que celui que tu as fait il y a quelques minutes. J'ai visité les différentes salles et lu différentes notes laissées par mon grand-père, mais je ne pus pas déchiffrer les feuillets beaucoup plus anciens et couverts d'une fine écriture. J'appris plus tard que cette écriture était celle du sorcier et que ces feuillets contenaient des formules d'une magie plus ancienne que l'humanité. Je continuais donc ma route et, attirée par des gémissements et des cris que même un coeur de damnées n'aurait put pousser, je débouchais dans cette salle immense, dont le sol est couvert de dalles trouées. Je ne regardais pas ce que contenaient ces puits car mon grand-père m'avait laissé une description de ces créatures immondes. Après avoir traversé cette salle, je me dirigeais vers ces cellules qu'il faut traverser pour arriver ici. Puis, tout à coup, je me suis retrouvée devant une porte, la première que je rencontrais. Je l'ouvris et j'allumais les lampes grâce à un interrupteur qui se trouvait à coté. Je vis alors un cadavre desséché, couvert de larves de mouches, posé sur une table de dissection, ainsi que des bocaux contenant des organes humains. Je remontais à la surface avec les notes de mon grand-père que j 'étudiais avec acharnement. Je compris alors la signification des pages codées du sorcier.

Ce que je vais te dire maintenant est vrai, même si cela paraît absurde. Les notes de mon grand-père me révélèrent qu'il avait, grâce à certaines cendres, réussi à faire revenir le sorcier qui habitait ces lieux à la vie. Cette prouesse fut possible grâce à des formules gravées sur les murs, ces formules faisant revenir sous une forme spectrale les personnes dont on possède les cendres. Ce sorcier, revenu à la vie, initia mon grand-père aux différents rites démoniaques de la magie noire et il posa sur lui la marque des sorciers de Salem la nuit du 24 décembre 1974. Cette nuit là fut sombre et ténébreuse. La gaieté de Noël fut compromise par ces rites blasphématoires. Puis ce sorcier lui expliqua alors l'origine des catacombes, celles-ci ayant été creusées pour échapper à la grande chasse aux sorcières de Salem. L'autel était l'endroit où étaient invoqués des démons avec qui il avait conclu, des siècles auparavant un pacte horrible : comment faire revenir les morts à la vie à partir de leurs cendres. C'est ainsi qu'il commença à correspondre avec deux principales personnes : l'une vivant en Roumanie et l'autre à Salem-Village. A eux trois, ils réanimèrent un nombre impressionnant de cadavres à qui ils soutirèrent des renseignements importants et acquirent une connaissance du passé défiant toute imagination. Mais certaines des créatures qu'ils faisaient revenir étaient physiquement horribles, c'est pourquoi il les enferma dans ces puits où elle ne firent que gémir, encore maintenant. Une fois que mon grand-père jugea qu'il en savait assez pour continuer ses recherches seul, il prononça une formule portant le nom de noeud descendant ou de Queue de dragon. Le vieux sorcier disparut et mon grand-père put alors mener ses recherches comme il l'entendait en se dissimulant sous les traits d'un honorable professeur de biologie. Il colla une quinzaine de ses élèves qu'il enleva puis disséqua, certains pour trouver des spécimens intéressants de foie ou de coeur, d'autre pour les donner à manger à ces créatures dont il ne pouvait supporter les gémissements.

- C'est ça fous-toi de ma gueule ! cria Claudia.

- Mais c'est vrai ! Vous avez tous dit que mon grand-père était fou, mais c'est faux. Il était simplement au service de la science. Bon, maintenant laisse moi continuer sinon je te tue avant que tu ne connaisses la fin. Il fut donc arrêter avant qu'il ait atteint le but de ses recherches. Cette année, un fait très intéressant s'est produit : lors d'un enterrement, les pompes funèbres trouvèrent dans la tombe qu'ils creusaient un cercueil en plomb. Ce cercueil portait le nom d'Herbert Whale. Ce cercueil fut remis en terre et une nouvelle stèle fut érigée. On avait enfin retrouvé la tombe de mon, grand-père que j 'avais cherché si longtemps. J'ai donc été déterrer mon grand-père, un soir de pleine lune dont les rayons m'éclairaient. Tout aurait été pour le mieux si ces pauvres cons de jeunes n'étaient pas venus. Ils ont même essayer de me violer. En effet, j 'avais presque fini de déterrer mon grand-père quand ces loubards m'attachèrent. Ce qui se passa ensuite était inespéré : mon grand-père sortit de sa tombe, fidèle à ses prédictions, avec une machette à la main que j 'avais apportée pour supprimer ceux qui se mettraient en travers de mon chemin, il se mit à tuer mes agresseurs et pendant qu'ils se faisaient massacrer, je me détachais avec un cutter tombé à terre et me cachais, de peur que mon grand-père ne me tue avec les autres. Il les massacra donc et alors qu'il partait, je me donnais comme devoir d'achever le seul survivant, si on pouvait l'appeler ainsi.

Ensuite, je partis pour le lycée dont j'avais les clefs et je vis alors mon grand-père, dans son ancien labo. En me voyant, il prit sa machette et se dirigea vers moi. Je sortis alors la lettre que j 'avais trouvée dans le livre et je la brandis devant moi. Il s'arrêta net et saisit délicatement la lettre. Il laissa alors tomber la machette pour me serrer de son bras. Je ne te cache pas que j'en fus dégoûtée. Malheureusement, à cause de la fureur des parents des victimes, un de ses bras fut coupé ainsi que son pied droit et un oeil arraché. Je me mis donc au travail pour lui greffer selon une nouvelle méthode un bras et un pied qu'il avait ramassé en 1978. Je ne pus rien faire pour son oeil, car ses réserves n'en contenaient pas, cependant maintenant que tu es là, je pense que les tiens feront parfaitement l'affaire.

- Touche moi et j e te tue, gueula Claudia.

- Ca reste encore à prouver, mais bon, si ce n'est pas moi qui te touche, ce sera lui, dit-elle en pointant le coin opposé de la salle.

Claudia tourna la tête vers l'endroit indiqué et cria en voyant ce qui semblait être le grand-père de Gwladys. Sur son épaule était posé le corps de David. Comme tu le vois, reprit Gwladys, mon grand-père n'est pas trop mal conservé ' depuis tout ce temps. Je te ferais aussi remarquer que ton amant est en notre possession. Bon, je continue, maintenant que tu sembles calmée. Lui ayant donc remis un bras et un pied, il m'écrivit toutes les expériences qu'il avait put réaliser. Je lui ai alors raconté à mon tour toutes les expériences que j 'ai moi-même réalisées alors qu'il n'était pas là. Il fut surpris du nombre de choses que j 'avais découvertes. Etant donner que je possédais la maîtrise nécessaire du matériel de laboratoire et que lui avait une très grande force, je lui proposais qu'il aille chercher des cobayes, tandis que je les disséquerai. Il accepta et il prit soin de laisser une partie de ses morts sur le lieu du crime pour que vous ne soupçonniez pas que nous faisions des expériences sur ces cobayes. Ainsi, je découvris que seul le cerveau est important dans le processus de la vie. Si tu te rappelles bien, dans Ré-animator, Herbert West avait lui aussi compris que le cerveau est vital, mais contrairement à lui, je n'utilise pas de sérum miracle. Vois-tu, avant que tu m'interrompes, j 'étais en train de mener une expérience qui, je pense, va me permettre d'affirmer mes théories. Si tu vois bien, tu remarques un corps privé de tête, enfin, pas entièrement... il lui reste un bout de cerveau que j 'appelle le centre R. Tu peux aussi remarquer que ce centre est relié à cette machine, qui n'est autre qu'un générateur. Je vais couper le courant et te montrer l'importance de mes découvertes ".

Gwladys s'approcha du générateur et coupa le courant. Les bras retombèrent sur la table. Elle ralluma le courant et le bras droit du cadavre se dressa. Puis elle fit dresser le bras gauche sous l'action d'une décharge électrique.

"Comme tu le vois, le centre a gardé tous ses réflexes, qu'il suffit de stimuler au moyen d'une décharge. Je pense également que c'est dans ce centre que se tient l'instinct.

Maintenant, regarde cet autre cadavre qui n'en est plus un. J'ai, grâce à l'aide de formules prononcées par mon grand-père, réussi à réanimer ce mort. Je l'ai ouvert et j 'ai enlevé l'estomac. Il n'a donc plus d'organe digestif, cependant, il continu à vouloir manger le bout de viande accroché au-dessus de lui. Et ceci parce que j'ai implanté l'image de la viande qu'on mange dans son esprit. Il veut manger, bien qu'il ne puisse pas digérer, ce qui confirme en partie mes théories.

- Et ce qui confirme aussi les miennes, dit Claudia.

- A savoir ?

- Que t'es une belle folle.

- Je ne suis pas folle, cria Gwladys. J'essaie juste de comprendre les secrets de la vie. Beaucoup d'autre ont essayés. Et ils échoués, mais moi, je réussirai car je suis proche de la fin ".

A ce moment là, le mort - vivant privé de son estomac se détacha de la table de dissection et commença à se pencher du côté où se tenait Claudia. Les boyaux du zombie, n'étant plus retenus par la peau, tombèrent par terre dans un bruit dégouttant. Claudia pencha la tête et vomit. Le zombie, nullement gêné par l'absence de ses organes continua d'essayer de se relever. Gwladys saisit alors une petite perceuse chirurgicale, la mit en marche, attrapa la tête du zombie et la cala sous son bras. Elle enfonça alors la mèche de la perceuse dans la tête du zombie tandis que du sang jaillit du trou creusé. Gwladys arrêta la perceuse, retira la mèche du crâne et le zombie s'affala sur la table, définitivement mort. " Qu'est-ce que tu veux, ces cobayes ne sont pas très coopératifs et il faut à chaque fois les éliminer, annonça Gwladys en reposant la perceuse. Et il faut donc à chaque fois les remplacer par des spécimens frais, continua-t-elle. Mais ce dernier accident confirme mes théories, le réflexe et l'obsession de la viande c'est développé et il a extrapolé la viande. S'il s'est levé, c'était pour manger, pour te manger, donc c'est bien le cerveau qui est la clef de tous les mystères. Maintenant, il me faut un cerveau frais. Claudia, le tien à l'air de fonctionner à merveille, donc je penses que je vais te l'emprunter ".

Elle fit un signe à son grand-père qui attacha David sur une table puis qui s'approcha de Claudia. Il la détacha et plaça un scalpel sur sa gorge, au cas où elle essaierait de s'enfuir. Alors, Claudia, animée par une lueur d'espoir, assena un violent coup de pieds dans le genou d'Herbert, qui tenta d'égorger Claudia avant de s'effondrer. Mais elle esquiva et n'eut qu'une petite égratignure à la base du cou. Elle poussa une table sur Gwladys, qui s'effondra à son tour. Puis Claudia courût vers une salle qu'elle ne connaissait pas et d'où venait une lumière tremblotante, comme celle d'une flamme. Elle entra et se trouva nez à nez avec un homme ensanglanté qui criait. Elle prit peur, recula et tomba dans un trou remplit d'eau. Elle passa sous le niveau de l'eau, et quand elle remonta à le surface, elle vit juste devant elle un crâne à demi décomposé, grouillant de petits asticots qu'elle identifia comme étant des larves de Sarcophage. Elle se retourna et vit tout autour d'elle des crânes, des os, tous grouillants de ces petits asticots blancs. Elle cria et vit arriver Gwladys, qui se posta devant le charnier de cadavres et se mit à rire.

" C'est ici que je mets tous les précédents cobayes, dit Gwladys entre deux rires. Certains datent même du temps de mon grand-père. Tu peux aussi apercevoir derrière moi le chef de la police qui était venu rôder un peu trop près du lycée. Je me suis permis de l'arranger un peu, car il ne me servira pas pour mes expériences. Je vais peut être le laisser mourir de faim ou bien le laisser se vider de son sang. C'est vachement marrant, tu vois la peau se coller sur les os. Enfin là n'est pas le problème. Tu as voulu m'échapper, et pour ça, je ne vois que la mort ".

Claudia essaya de s'accrocher au rebord pour se hisser après sur le sol, mais Gwladys lui écrasa les doigts à plusieurs reprises. Derrière elle, le chef de la police essaya bien de se défaire de ses chaînes, mais il ne put y arriver. Il décida alors de se briser le poignet pour enlever les chaînes. Il se prit donc le poignet dans une main, le serra et le tourna en haut. Il y eut un craquement et le policier cria. Il tourna alors son poignet dans tous les sens, puis il força alors en essayant de faire partir les menottes. Chose assez étrange que Claudia ne put jamais expliquer, sous la pression qu'exerçaient les menottes, le poignet se détacha et vola pour atterrir dans le charnier, juste à côté de Claudia. Gwladys se retourna pour voir ce qui se passait et elle vit alors une main se tendre vers elle. Cette main lui serra la gorge pour l'étrangler. Claudia profita de cet instant où Gwladys était retenu pour se hisser sur le bord et s'enfuir. Mais à peine était-elle sorti de cette salle qu'elle se trouva en face d'Herbert, sa machette à la main. Mais au lieu de la tuer comme elle aurait pu le penser, il se précipita pour aider sa petite fille à se défaire du policier. Claudia se retrouva dans la salle où elle se trouvait encore attachée quelques instants auparavant, tandis qu'Herbert relevait le policier. Il le souleva au-dessus de sa tête et le lâcha pour qu'il retombe sur le sol, où il se brisa les os. Herbert le releva alors pour le crucifier sur une croix en bois. Il lui planta des couteaux dans les poignets ainsi que dans les pieds. Puis il prit une torche allumée, attachée sur un mur, et il mit le feu à la. Le feu gagna rapidement toute la croix et le policier brûla vif

Pendant ce temps, Claudia essaya de réveiller David. Elle le gifla, lui cria des obscénités, et il fini par se réveiller, non pas à cause de ce que lui disait Claudia, mais plutôt à cause d'une odeur de viande grillée qui commençait à se faire sentir. Mais il se réveillait trop tard, car Gwladys revenait, accompagnée de son grand-père, tous les deux dans une fureur noire. David se détacha et voulut partir, mais Claudia ne pouvait plus bouger, elle était tétanisée par la peur, car elle venait d'apercevoir le corps de sa mère, les seins traversés par des crocs de boucher. Elle ne l'avait pas encore vu car il était jusque là resté caché par un rideau. Mais David avait tiré ce rideau pour trouver une issue. Bien mal lui prit, car maintenant, Claudia ne put faire un mouvement, bien qu'elle vit Gwladys se rapprocher, une machette à la main. C'est alors qu'elle entendit des bruits de pas venant de la grande crypte. Elle entendit également le bourdonnement caractéristique d'une mouche et elle vit le père de David se précipiter, une escouade de gendarmes sur ses talons. Herbert s'approcha d'une manette qu'il abaissa et le sol se déroba sous les pieds des nouveaux arrivants, qui tombèrent dans un trou au fond duquel se trouvaient des pics acérés. Les policiers s'empalèrent alors en poussant des hurlements stridents. Herbert remonta la manette et le sol se referma sur les mourants. Les gendarmes qui n'étaient pas encore morts restèrent loin de l'endroit où avait disparus leurs compagnons, de peur qu'Herbert n'abaisse de nouveau la manette. Mais ce dernier posa la main sur une autre manette, qu'il abaissa et se furent alors d'autres pics acérés sortants dos murs qui empalèrent les policiers restants, les faisant rejoindre leurs amis dans le royaume des ténèbres.

" Y-a pas à dire, ces bons vieux pièges fonctionnent toujours, gueula Gwladys.

- Espèce de sale pute, cria David, qui n'apercevait plus son père parmi les quelques survivants.

- Ton tour va venir, termina Gwladys en s'approchant de Claudia ". Un policier s'approcha alors un peu trop près, et Herbert abaissa une troisième manette. Le policier n'eut pas même le temps de réagir car il vit descendre sur lui un énorme bloc de pierre. Le bloc s'abattit sur lui, le réduisant en bouillie alors qu'une grande rasade de sang giclait sur les murs. David pensa alors que maintenant, c'était le quitte ou double. Il se précipita sur Herbert en saisissant au passage une scie électrique chirurgicale qu'il mit marche et dont il enfonça la lame dans le ventre du zombie. Du sang et des asticots giclèrent, mais Herbert ne tomba pas ; cependant, David se précipita et escalada le bloc qui obstruait le passage. Il courut droit devant lui et alors qu'il se trouvait dans une salle dont il ne pouvait voir les murs, il trébucha et tomba les jambes les premières dans un trou. Il ne put s'accrocher car le puits était lisse. Il sentit alors une morsure horrible sur ses jambes. Claudia entendit les cris de David qui parvenaient jusqu'à elle. Puis, quand les cris s'arrêtèrent, elle sortit de sa stupeur et décida d'en finir. Elle s'approcha de Gwladys, qui tenait toujours sa machette, mais qui était resté debout en attendant que son grand-père finisse les policiers. Elle vit Claudia s'approcher, mais elle ne vit pas qu'elle tenait dans sa main un scalpel. Claudia enfonça ce dernier dans le bas ventre de Gwladys, là où elle était sûre que se trouvait le vagin et l'utérus. Gwladys hurla et tenta d'assener un coup de machette à Claudia, mais cette dernière esquiva, arracha la machette des mains de Gwladys pour lui fendre la tête d'un coup bien précis de cet objet de mort.

Herbert, s'étant retourné pour voir d'où provenaient les cris, vit sa petite-fille, une machette dans la tête, effondrée par terre. Il courut alors vers Claudia, bien décidé à la tuer en la faisant beaucoup souffrir. Mais Claudia avait pris un curieux couteau posé sur une étagère. En effet, ce couteau était taillé dans une colonne vertébrale humaine et au bout se trouvait une petit crâne. Elle courut à travers les différentes pièces où s'entassaient les cadavres, Herbert sur ses talons, pour finalement arriver dans la pièce remplie d'étagères sur lesquelles s'entassaient des morceaux de cadavres humains. A peine eut-elle pénétrée dans cette pièce qu'elle saisit un bocal contenant de l'acide et se cacha derrière une étagère. Herbert arriva et stoppa net sa course. Claudia pouvait entendre son halètement qui faisait plus penser à une bête qu'à un humain. Le sorcier entra doucement dans la pièce, avançant prudemment, de peur de se faire tuer. Mais alors qu'il franchissait la première série d'étagères, Claudia lui enfonça le couteau dans le ventre. Il se plia sous la douleur. Mais elle n'avait pas oubliée le mot disant qu'il fallait dissoudre le corps d'un sorcier dans de l'acide. Herbert tomba à genoux et commença à prononcer d'une voix étonnamment grave une formule magique, tout en faisant avec ses deux index des signes cabalistiques :

PER ADONAI ELOIM, ADONAI JEHOVA,

ADONAI SABAOTH, MTRATON...

Claudia fut prompte à réagir et au moment où un vent glacial se mettait à souffler dans la crypte, elle jeta tout l'acide sur le visage d'Herbert qui stoppa net de prononcer sa formule pour laisser échapper un cri horrible, inhumain. il se recroquevilla sous la douleur, et Claudia termina alors son travail en prononçant la formule du noeud ascendant :

OGTHROD AI'F GEB'L - EE'H YOG - SOTHOTH 'NGAH'NG AI'Y

ZHRO !

Des les premiers mots, Herbert ne se tordit plus de douleur, redressa la tête et l'on put apercevoir dans ses orbites une lueur froide, morte. Il tenta alors de se relever, mais dès que le terrible vocable Yog-Sothoth fut prononcé, Herbert se mit à brûler, mais pas d'un feu avec des flammes, non, mais d'un feu intérieur. Claudia fut alors horrifiée des formes que prenait une sorte de fumée montant du vieux sorcier. Quand elle eut fini de prononcer la formule, elle vit un petit tas de cendres qui fut balayé par la brise glaciale qui soufflait encore. Elle compris que tout était fini quand elle aperçut le couteau, qu'elle avait planté dans Herbert, qui traînait par terre, sans aucune trace de sang. Elle eut encore la force de marcher jusqu'au corps de Gwladys. Elle sombra dans le sommeil à côté du cadavre. Quelques heures plus tard, les secours arrivèrent dans l'immense crypte, puis dans le laboratoire de feu Herbert Whale. Ils trouvèrent Claudia, dormant, serrant dans ses bras le corps d'une jeune fille, une machette dans la tête. Claudia se réveilla et elle vit alors des pompiers, dont un juste devant elle, le visage couvert par un masque à oxygène, pour ne pas respirer l'air vicié de la pièce. Il lui dit alors de pas s'inquiéter, que maintenant, elle était avec eux. Il avait prononcé ces paroles tout en relevant son masque et quand Claudia releva la tête, elle vit alors le visage rongé par l'acide d'Herbert Whale. Elle cria de toutes ses forces et se réveilla. Elle vit alors les pompiers, sans masque, qui la serrait dans des couvertures. Ils la sortirent des catacombes et l'emmenèrent dans un hôpital, pour la soigner, autant physiquement que moralement.

Claudia se réveilla, et se retrouva dans une pièce blanche, le soleil entrant par la fenêtre, une machine prenant son pouls à coté d'elle. Alors qu'elle réalisait qu'elle était dans un hôpital, trois personnes entrèrent dans sa chambre. Ils l'aidèrent à se redresser dans son lit, elle remarqua à cette occasion qu'une des personnes était un inspecteur, puis ils se mirent à lui parler : "Si je ne me trompe pas, tu t'appelles bien Claudia C...

- Qu'est devenu le corps de la fille que je serais dans mes bras ? demanda Claudia, l'esprit encore quelque peu embrumé, mais parfaitement consciente.

- Le corps ? Oh, nous l'avons mit en terre il y a maintenant une semaine, répondit le policier

- Pardon ? Vous avez dit une semaine ? demanda Claudia.

- Oui, vous étiez dans le coma jusqu'à hier, et nous avions prévus votre réveil pour ce matin, répondit un des médecins, tout en observant les pupilles de Claudia.

- Dans le coma ? demanda Claudia.

- Nous pensons qu'il a été provoqué par des images fortes qui ont pu vous perturber, ou peut-être par un choc à la tête.

- Oui, c'est vrai, j 'ai vu des choses horribles, répondit Claudia, comme pour se donner raison.

- Qu'est-ce qui est arrive...

- Le corps de Gwladys doit être dissout dans de l'acide, interrompit Claudia.

- De quoi ? interrogea le policier.

- Elle délire, dit le docteur.

- Non ! Je ne délire pas, cria Claudia.

- Venez, laissons la, dit le docteur.

- Comment m'avez-vous retrouvés ? interrogea Claudia avant qu'ils ne sortent.

- C'est la mouche du docteur Loomis qui nous a guidés jusqu'à vous, répondît le policier sur un ton distant.

- La mouche... ça donc marché, murmura Claudia en se rappelant le bourdonnement qu'elle avait entendu dans le laboratoire.

- Qu'est-ce que vous dites ? demanda le docteur.

- Oh rien. Dites-moi, combien de temps est-ce que je dois rester dans cet hôpital ? demanda Claudia

- Jusqu'à ce que votre état se soit amélioré, répondit le docteur. Vous avez plusieurs cotes cassées, et comme je vous l'ai dis, vous souffrez d'un léger traumatisme crânien.

- Dites moi ce qui c'est passé ? questionna le flic.

- Je suis fatiguée, laissez moi me reposer, dit Claudia en se laissant retomber sur le lit.

- Laissons la, messieurs, dit le docteur en partant ".

Dès qu'ils furent dehors, Claudia soupira en repensant à tous ces meurtres, et plus particulièrement à celui de sa mère. Elle supposa que sa mère avait dû s'inquiéter de son absence et qu'elle avait dû sortir pour retrouver sa fille. Elle était sûrement tombée sur le tueur à ce moment là. Claudia fondit en larmes et s'endormit.

Pendant son séjour à l'hôpital, elle dévora toute la bibliothèque du bâtiment, en s'intéressant plus particulièrement aux livres d'anatomie et traitants des sujets tabous tels que les sciences occultes. Elle lut aussi beaucoup de livres de feu H.P.Lovecraft. Elle pensa que tout ce qu'il écrivait ressemblait fortement à sa propre vie et plus particulièrement à son expérience face aux mondes des ténèbres.

Le jour où elle sortit de l'hôpital, elle rentra directement chez elle. Elle ne put qu éprouver un pincement au coeur en voyant sa maison, qu'elle avait quitté il y avait bien longtemps et devant laquelle elle se trouvait maintenant. Elle remarqua les volets ouverts et non pas fermés comme elle s'y attendait, et elle se demanda dans quel état pouvait bien être la maison depuis le temps qu'elle l'avait quitté. Elle glissa sa clef dans la serrure et poussa la porte qui s'ouvrit. Claudia avait fermé les yeux pour ne pas voir la crasse et la saleté caractéristique des maisons abandonnées. Quand elle les ouvrit, elle vit un vestibule parfaitement entretenu, baigné de la chaude lumière du soleil. Elle claqua la porte derrière elle et pensa que quelqu'un avait dû s'occuper de la maison durant son absence. Elle entendit soudain un bruit suivi d'une voix. Elle sursauta.

" Qui est là ? demanda-t-elle.

- C'est moi, la personne qui s'est chargée de l'entretien durant votre absence, répondit une voix chaleureuse que Claudia prit comme venant du premier étage.

- Je monte vous parler, dit Claudia en posant un pied sur la première marche de l'escalier.

- Pas la peine, je suis là, termina une voix de moins en moins chaleureuse et de plus en plus sec.

Soudain, un bras se posa sur l'épaule de Claudia et la força à se retourner.

- Gwladys, murmura Claudia.

En effet, c'était bien Gwladys qui se trouvait là, devant elle, et Claudia pensa tout de suite à certaines formules vous préservant de la mort.

Claudia se précipita vers la porte alors que Gwladys disait :

- Je n'avais pas terminé mon travail, tu es la prochaine.

Claudia ouvrit la porte et sortit à reculons, sans regarder où elle allait. C'est ainsi qu'elle ne vit pas le camion qui se précipitait sur elle. Elle passa sous les roues du véhicule, alors que le rire de Gwladys se faisait entendre à des lieues à la ronde...

- Ce n'est pas fini, ce ne sera jamais fini..."

 

 

Rapport de police M-Y-i 25/59

Accident présumé

Monsieur, J'ai à vous faire part de certains faits qui confortent la thèse de l'accident. En effet, la fille qui est morte n'aurait apparemment pas vu le camion, qui du reste roulait à vive allure. Le conducteur du camion en question, n'avait quant à lui pas une vision suffisante du trottoir qui lui aurait permis de voir et d'éviter la fille. De plus, les témoignages de certains témoins confirment que la fille marchait à reculons, apparemment effrayée ou surprise par quelque chose. Pour terminer, cette fille avait passé un certain temps dans un hôpital, pour se remettre de commotions cérébrales qu'avaient provoqués des faits troublants, ce qui pourrait expliquer son état de sensibilité en revoyant sa maison

Note : souhaitez-vous que je joigne une copie des feuilles trouvées dans les poches de la victime au dossier ?

Sergent M. Cooper.

Cher Sergent Mathews, suite à votre lettre au sujet de l'accident présumé, je vous demanderai de classer l'affaire, la thèse avancée étant maintenant la plus probable.

Entre temps, j 'attends la suite de votre rapport. Je fais ici allusion à cette série de meurtres étranges dont on a retrouvé seulement les corps de quelques victimes...

FIN

 

Copyright © : Rémi AIMÉ.

 

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Lune Rouge
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