Lune Rouge

Une histoire d’amour

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Une histoire d’amour

Hervé LOTH

 

" Eh bien Robin, mon ami, que t’arrive-t-il ? Jamais encore je ne te vis de pareille humeur ! "

Le petit homme brun grimaça en guise de réponse, saisit le mazagran de grès posé devant lui et le vida d’un trait.

La taverne était comble en ce jour de Samain. Tous les paysans des fermes environnantes étaient descendus en ville dépenser leurs maigres salaires en boissons. De fait, la bière amère et le vin épais coulaient à flots et les éclats de rire des femmes faciles fusaient dans l’air surchauffé par l’alcool et les flammes des torchères.

Un individu titubant passa derrière Robin pour rejoindre une connaissance. Ce faisant, il heurta, bien involontairement, le tabouret du petit homme ; celui-ci lui jeta un tel regard que le malheureux sembla se ratatiner pitoyablement avant que de se répandre en d’empruntes excuses.

Robin se retourna vers Le Fauconnier, son inséparable compagnon de route, et grommela quelque chose d’inaudible mais de peu enjoué.

Le Fauconnier leva les mains en signe d’impuissance et d’incompréhension. " Tu es encore plus sombre que Chooka mon bel oiseau ! "

A ces paroles, la corneille perchée sur l’épaule de l’ancien mercenaire gloussa et frotta sa tête contre le cou de son maître. " Ne me diras-tu pas ce qui te rends d’aussi joyeuse compagnie ? "

Robin fit la moue tout en fronçant les sourcils, et l’on eut cru voir un fauve en ses traits. Robin Le Loup portait bien son nom. " Il se trouve, O ami de peu de clairvoyance, que je me sens terriblement las de la sinistre existence que nous menons et qu’une présence féminine me serait fort agréable ! "

Le Fauconnier s’exclama, faisant sursauter Chooka qui manqua tomber de son perchoir. " Que ne le disais-tu ! "

Puis, plus discrètement : " J’ai justement entr’aperçu là-bas deux ribaudes qui me paraissent fort avenantes et particulièrement compréhensives. Nul doute qu’elles acceptent volontiers de te prêter leurs charmes contre quelques comtaux d’argent parmi tous ceux qui nous encombrent les bourses, tristement gagnés en vendant le vin de ce pauvre Guillemin Le Trousseur. "

Le Loup secoua la tête, comme profondément peiné par son ami. Néanmoins, et à tout hasard, il jeta un regard dans la direction qu’indiquait Le Fauconnier : une paire de femelles moustachues aux mentons gras des côtes de veau qu’elles engloutissaient bruyamment leur fit de petits signes d’amitié.

Robin eut un haut-le-cœur et se servit une nouvelle rasade de ce vin extrêmement capiteux que l’on extrayait des vignes noires de la contrée. " Point ne comprends-tu, Fauconnier, que je cherche justement à fuir cette vie de débauche. De ces femmes aux mamelles pendantes et aux tétons plus durs que le bois, je suis repu. J’aspire à vivre en compagnie d’une femme qui m’aimerait pour ce que je suis et non pour mes comtaux ! "

Le Fauconnier parut interloqué. " Mais... Tu as déjà Jeanne La Rouquine... "

Le petit homme soupira. " Jeanne La Rouquine est une putain, tu le sais. " " Mais elle ne te fait pas jamais payer ", rétorqua Le Fauconnier. " Ce qui est le cas pour une demi-douzaine de ses amis, toi y compris ! "

Sur ce, il se replongea dans les noirceurs combinées du vin et de son âme.

Sentant qu’il était inutile d’insister, Le Fauconnier se leva de table et s’alla déguster quelques côtes de veau en charmante compagnie. Il disparut bientôt dans l’une des chambres de l’étage, entouré des piaillements des femmes, des relents de graisse de viande et des criaillements mécontents de la corneille qui regrettait déjà les reliefs du repas.

*****

Le feu mourant ensanglantait l’âtre de ses braises tandis que le tavernier ronflait bruyamment derrière le comptoir. Robin vida son pichet et se leva. Le sol sembla basculer et il n’eut que le temps de se rattraper à la lourde table de chêne. Mille tambours battaient dans son crâne et ses yeux n’arrivaient pas à se fixer sur un quelconque point de la salle enfumée. En vacillant légèrement, il gagna la porte basse et sortit. La nuit était dense et un crachin gluant s’infiltrait partout, glaçant les os. Robin regretta un instant la moite tiédeur de la taverne mais la différence de température le sortit de sa torpeur alcoolisée, ramenant à l’état conscient de noires pensées.

Ignorant le mauvais temps, il décida de déambuler parmi les ruelles obscures de la ville. Avec un peu de chance, il se ferait peut-être attaquer par quelque voleur... Voilà qui le dégourdirait tout à fait.

A peine venait-il de tourner à l’angle de la rue des Catins et de la rue du Vieux Gibet que des cris retentissaient non loin...

Des cris féminins ! Robin retrouva tout son sang froid et bondit dans la direction d’où les appels provenaient.

Quatre malfrats puissamment armés avaient acculé une jeune femme contre un mur et tentaient visiblement d’abréger sa vie. Mais elle se défendait bien, armée qu’elle était d’un fleuret à garde d’argent. La mince lame étincela dans l’obscurité et l’un des gredins s’effondra dans un râle rauque, la poitrine transpercée.

Robin tira son épée et interpella les hommes. " Holà, vous autres ! Ne préféreriez-vous pas battre le fer contre quelqu’un qui rendrait le combat plus équilibré ? "

Deux des agresseurs firent volte-face et Le Loup se lança sur eux.

Il para en quinte un coup porté à la tête, fit mine de se dérober, para en seconde une attaque du deuxième aigrefin et, d’un geste rapide, changea sa lame de main. D’un revers du bras gauche, il frappa en faucheur. Son premier adversaire tenta vainement de hurler en portant les mains à sa gorge tranchée. Robin rompit rapidement, évitant ainsi un coup de pointe et, d’un mouvement de poignet, fit sauter trois doigts au second quidam. Celui-ci n’eut pas loisir de protester à l’encontre de ces pratiques déloyales avant d’être expédié ad patres. Robin se retourna, mais la belle avait déjà disparu, un dernier cadavre ornant de son sang les pavés. De petits ruisseaux sombres se formèrent, bientôt dilués par la pluie.

A quelques pas de là, Robin découvrit une cape de velours noir à boucle d’argent en forme de rose. Le tissu était poisseux de sang...

*****

Déçu par cette rencontre avortée, Robin regagna la chambre qu’il avait réservée la veille à l’Auberge des Cinq Chats Noirs.

Il se laissa lourdement tomber sur sa couche, non sans avoir tout d’abord allumé une chandelle de suif. Les ombres prirent davantage de consistance à mesure que la flamme hésitante grandissait.

Etrangement, le sommeil ne le gagnait pas et il restait assis sur son lit à remâcher son infortune.

Tout soudain, il se rendit compte que tous ses sens étaient en alerte. Le quasi-imperceptible grincement d’une des lattes du plancher lui fit plus tendre l’oreille.

Aussi lestement et silencieusement qu’un chat, Robin sauta de son lit et prit position devant la porte, une dague à la main, attendant que le loquet bouge. Lorsque cela arriva enfin, après ce qui sembla être une éternité, Robin tira vivement le battant à lui.

L’ombre dans le couloir poussa un cri... et s’effondra dans ses bras en une cascade de cheveux blonds.

*****

Robin allongea la jeune femme évanouie sur le lit.

Une vilaine blessure maculait de sang le pourpoint brodé de fils d’argent. Le Loup dégrafa le vêtement. La plaie était située sous le sein gauche et il la nettoya du mieux qu’il put. Puis il lacéra un drap à l’aide de sa dague et en fit de longues bandes.

Il s’en servit pour maintenir la compresse de tissu et d’herbes médicinales qu’il avait appliquée au préalable. Il portait en effet en permanence une petite bourse de cuir emplie de plantes diverses.

A la suite de quoi, il rabattit la chaude couverture sur le beau corps à la peau douce et blanche, et alla s’asseoir dans le petit fauteuil près de la fenêtre pour attendre et réfléchir.

Elle revint bientôt à elle, tout d’abord étonnée de ce qu’elle voyait. Ce n’est que lorsque son regard se posa sur le petit homme brun qu’elle sembla se souvenir.

Elle s’aperçut alors de sa tenue et rougit violemment. " De quel droit m’avez-vous déshabillée ? "

Robin ne répondit pas, ni même ne sourcilla.

Cachant sa poitrine à l’aide de la couverture, elle tenta de se redresser mais une vive douleur dans les côtes l’en empêcha.

Avisant son pourpoint près de Le Loup, elle s’exclama : " Rendez-moi mon vêtement immédiatement ! "

Robin ne bougea point. " Donnez-le moi ou je hurle et l’aubergiste appellera la garde ! "

Robin retroussa le coin de ses lèvres en un semblant de sourire. On eut plutôt cru un loup affamé en face de sa proie impuissante. " Appelez donc du secours... Allez-y ! Criez ! Je suis sûr que les hommes qui vous recherchent seraient heureux de savoir où vous vous trouvez. "

La jeune fille se renfrogna et Robin la trouva ravissante lorsqu’elle faisait la moue. " Je suppose que vous voulez des explications ? "

Le Loup haussa les épaules. " Vous avez le choix. Si vous m’apprenez le fin mot de toute cette histoire, je vous aiderai peut-être. Si vous préférez me laisser dans l’ignorance, vous vous levez, vous prenez vos affaires et vous sortez. "

Là-dessus, il se renversa dans le fauteuil et croisa les jambes. Elle soupira et se résigna. " Très bien. Je m’appelle Elanore De Guinches. Oui, mon père était noble. C’est lui qui m’a enseigné le maniement du fleuret... Comme beaucoup de nobliaux, mon père n’avait pas assez d’argent pour subvenir à l’entretien de la demeure familiale, malgré les baux et les fermages que nous percevions régulièrement. Aussi emprunta-t-il une forte somme à un joaillier résidant séant. Mais celui-ci agit de telle sorte que nous fûmes bientôt dans l’obligation de vendre nos terres pour rembourser cette dette et nous fûmes rapidement ruinés. Ma mère contracta alors une maladie qui la terrassa en moins de deux semaines, faute de pouvoir payer les guérisseurs. Ce fut plus que mon père put en supporter. Se doutant que cet orfèvre, qui répond au nom d’Henri de Villemorte, exerçait nombre d’activités louches, nous nous glissâmes un soir dans sa demeure et découvrîmes des parchemins prouvant sa culpabilité dans plusieurs vols récents. Hélas... Nous fûmes surpris. Mon père couvrit ma fuite et jamais je ne le revis. Aussi ai-je décidé de retourner chez ce pourceau de Villemorte afin d’assouvir ma vengeance. Mais ses gardes personnels, les pires criminels qui soient, croyez m’en, me découvrirent alors que je forçais une fenêtre. Puis vous êtes intervenu, ce dont je vous remercie. Ne sachant où aller et étant blessée, je vous ai suivi jusqu’ici. Je me suis dit que, m’ayant porté assistance une fois déjà, vous accepteriez peut-être de récidiver en m’accompagnant chez cet homme... "

Robin secoua la tête et se frotta le menton en un geste de perplexité. Mais les reflets chatoyants de ses cheveux d’or et la pâleur de lait de ses épaules dénudées le convainquirent. " Soit ! Je vous aiderai. Mais maintenant, il vous faut dormir pour que vos chairs puissent se reconstituer. " " Non ", fit Elanore. " Il nous faut agir cette nuit car je sais qu’Henri de Villemorte a décidé de dissoudre son organisation et de partir en d’autres contrées. Qu’il détruise les parchemins et jamais je ne pourrai venger ma famille... Comprenez-vous ? "

Robin acquiesca. " Certes. Mais en ce cas, il va falloir que je resserre vos bandages pour que vous puissiez vous déplacer... "

Elanore prit un air résigné.

La couverture glissa.

*****

La rue du Vieux Gibet était toujours aussi sombre et quiconque serait passé à cette heure tardive n’aurait pas même remarqué les deux ombres enjambant successivement quatre masses inertes. " C’est ici ", souffla Elanore.

La fenêtre était close par un épais volet de bois à loquet intérieur. Robin sourit dans la pénombre. De sa veste, il tira une fine aiguille recourbée dont il introduisit l’extrémité entre le volet et le mur. Un mouvement de poignet plus tard, le panneau de bois pivotait sur ses gonds et le petit homme rempochait son ustensile. Puis il sauta lestement sur l’appui et, d’une légère pression parfaitement située, il ouvrit la fenêtre.

A la suite de quoi, il aida la jeune femme à entrer. Il vit celle-ci serrer les dents mais elle ne gémit pas. Elle était plus forte qu’il n’y paraissait. Cela lui plut.

Robin rabattit le volet sur eux et alluma, à l’aide de son briquet à amadou, la petite lampe à huile qu’il avait pris soin d’emporter.

La pièce était sobrement meublée mais on devinait aisément qu’un homme de goût vivait ici.

Une porte donnait sur un étroit couloir au bout duquel ils découvrirent un escalier descendant dans ce qui devait être la cave. Au bas des marches, une porte de chêne massif les nargua. " Je ne vois ni loquet ni serrure ", chuchota Elanore. " C’est un vieux truc qui n’est plus guère utilisé mais qui a tenu des générations de voleurs en échec. Vous voyez ce petit trou, ici ? Si l’on y souffle d’une certaine manière, cela actionne un balancier qui va frapper un loquet et la porte est libérée. " " Mais comment déterminer la force du souffle nécessaire ? " demanda-t-elle. " C’est très simple, en vérité. Tout dépend de la longueur et du poids du balancier. "

Elanore le regarda étrangement. " Et vous les connaissez ? "

Robin sourit dans la lueur de la flamme. " Non ", répondit-il simplement. " Alors nous ne pouvons entrer ? "

Enigmatique, il ne répondit pas. D’une de ses innombrables poches, il sortit une fine baguette apparemment faite d’un métal argenté mais relativement mat. En la tortillant, il en fit pénétrer deux épaisseurs dans l’orifice, tout en laissant dépasser l’une des extrémités. Puis il en approcha la flamme de la lampe à huile. Un battement de cœur plus tard, le métal brûlait en émettant une vive lumière blanche. Lorsque la combustion fut terminée, Robin chassa l’épaisse fumée et, à l’aide d’un stylet issu de sa manche droite, gratta le bois noirci et agrandit ainsi le trou de manière conséquente. A la suite de quoi, il y introduisit l’index et, après moult grognements et grimaces, il réussit à tirer le loquet intérieur. L’huis s’entr’ouvrit avec un léger grincement. " On pourrait croire que vous avez une certaine expérience ", fit Elanore d’un air mutin.

Robin ne releva pas et entra.

Dans la lueur incertaine de la lampe, un millier de feux irisés se mirent à danser, chaque facette des joyaux semblant étinceler comme animée d’une vie propre. Il devait bien y avoir là trois cents pierres précieuses, diamants, améthystes et émeraudes, soigneusement disposées sur différents plateaux d’argent et d’or, eux-mêmes finement ciselés. " C’est presque trop facile ", fit Elanore.

Une pluie d’étoiles explosa dans le crâne de Robin, et il plongea dans un néant réconfortant où se mêlaient gemmes et côtes de veau.

*****

La douleur avait la forme d’une lame chauffée à blanc et fouaillant dans la cervelle de Robin.

La première chose qu’il vit fut une paire de pieds chaussés de pantoufles de laine. Les pieds appartenaient à un gros homme en vêtement de nuit, un broc vide à la main. Robin comprit alors pourquoi il était trempé. " Relevez-le et prenez-lui ses armes. "

Deux hommes entrèrent dans son champ de vision et il se sentit soulevé. L’un d’eux lui maintint les bras levés tandis que l’autre le fouillait et le délestait de son épée, de sa dague et du couteau de lancer caché dans son col. " Eh bien, Messire le voleur, si vous vous expliquiez ? "

C’est alors que Robin se rendit compte que tous les bijoux avaient disparu. A tout hasard, il demanda : " Je suppose que vous ne connaissez personne du nom d’Elanore De Guinches ? "

Le gros homme leva un sourcil étonné. " Ni même d’Henri de Morteville ? " " Je crains bien, sale petite vermine, que votre position n’est pas si confortable que vous puissiez vous gausser ainsi impunément. D’autant que ces Messieurs ici présents sont très mécontents d’avoir perdu leurs quatre meilleurs amis. " " Hélas ", fit Robin, " je suis fort peiné de vous annoncer que je ne pourrai vous renseigner, ayant moi-même fait l’objet d’un bien vilain tour. "

Le gros homme s’impatienta. " Vous deux. Emmenez-le et arrangez-vous pour qu’il parle. Je dois retrouver mes pierres au plus vite ! Ensuite tuez-le et débarrassez-vous du corps. Mais je veux des noms ! "

Le nervi lâcha Robin un court instant pour qu’il baisse les bras, précieux instant que le petit homme mit à profit pour saisir le stylet dans sa manche et le planter dans la gorge du premier venu, lequel ouvrit de grands yeux étonnés et gargouilla sinistrement. Le Loup plongea au sol, roula sur lui-même, récupéra son épée et para le coup porté par l’autre spadassin. Robin enroula et la rapière sauta des mains de l’homme. Celui-ci regarda tristement sa main désarmée puis la tache de sang qui s’étalait sur sa poitrine, et il tomba à la renverse dans un fauteuil richement ouvré.

Déjà le bijoutier s’enfuyait, courant du plus vite qu’il pouvait sur ses courtes jambes grasses. Robin le rattrapa rapidement.

Quelques secondes plus tard, il quittait la rue du Vieux Gibet. Dans l’escalier de la cave, le joaillier pleurait sur ses jarrets tranchés et sa fortune perdue.

*****

Un léger vent du sud s’était levé et c’est une pluie grasse et tiède qui accueillit l’aube grise.

Le Fauconnier bâilla à rendre l’âme, tenta plusieurs fois de déglutir et observa fixement l’épaisse soupe de légumes que l’aubergiste des Cinq Chats Noirs venait de lui servir. " Buvez Messire ", fit celui-ci. " C’est très bon pour ce que vous avez. "

Le Fauconnier coassa un remerciement, réveillant ainsi Chooka qui ouvrit un œil sombre.

Il s’était éveillé seul au petit matin dans la chambre de la taverne. Giselle et Mathilde, ses deux compagnes de la nuit, étaient parties durant son sommeil, lequel avait été profond et, même, semi-comateux.

Il avala la soupe d’un trait, ne remarquant pas qu’elle était brûlante, et, d’un pas traînant, s’alla sortir Robin du lit.

Devant la porte de son compagnon, des cris d’enthousiasme lui parvinrent, mais son cerveau embrumé ne fit pas le rapport entre les voix féminines et son ami.

Le Fauconnier ouvrit la porte ; Giselle et Mathilde crièrent leur surprise.

Robin Le Loup avait repris goût à la vie.

 

 

Texte © 1999 : Hervé LOTH.


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