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17 Juin Fatal !

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17 Juin Fatal !

François DUBÉ

 

17 Juin 98 :

Les quatre amis étaient réunis dans le salon du chalet, tous étaient abattus par l’accident survenu cet après-midi. Mireille et Jonathan, assis côte à côte sur le sofa, se consolaient tant bien que mal. Julie et Valérie, eux , étaient assises chacune dans leur chaise et pleuraient à chaude larmes. Tout avait commencé ce matin, alors qu’ils se rendaient à la plage...

- Le dernier rendu dans l’eau est une poule mouillée, lança Jonathan à Patrice.

- Je vais y être avant toi, répliqua Patrice.

Alors que les deux garçons s’amusaient comme des enfants dans l’eau salée, ils s’arrosaient et essayaient de se caler la tête sous l’eau, Mireille et Valérie étaient toute deux étendu sur la plage, se laissant dorer par les chauds rayons du soleil. Julie avait préféré rester à la maison, elle disait avoir mal partout, car, la veille, elle était rester trop longtemps au soleil, résultat, elle était toute rouge. Mireille et Val, toujours allongé sur le sable chaud, parlaient de tout et de rien.

- Tu as de la chance d’avoir un petit ami comme Jonathan, il est vraiment super, dit Valérie.

- Ouais, je le sais, et je l’aime, je l’aime tellement...

Et de nouveau, Mireille se lança dans le récit d’une de ses anecdotes savoureuses sur son amour et elle. Elle ne pouvait s’empêcher de toujours en parler.

- Tu es vraiment chanceuse, j’aimerais bien connaître quelqu’un comme lui, d’ailleurs, j’ai remarquer la façon donc tu le traite, et si j’était toi, je ferait attention, il ne t’appartient pas.

- Qu’est-ce que tu veux insinuer, répliqua Mireille.

- Rien, seulement, il y a bien des filles qui aimerait être à ta place.

Mireille n’aima pas la façon dont son amie avait dit cette dernière remarque. Depuis quelques temps, Valérie était plutôt froide avec elle, mais très chaude avec Jonathan. Elle se doutait que Val avait l’œil sur son petit ami, mais à la suite de cette conversation, elle en était certaine. L’atmosphère était devenu tendue entre eux, Mireille prit la parole ;

- Moi je vais me baigner avec les gars, tu viens Val ?

- Oui, l’eau salée fera du bien à ma peau.

Sur ce, les deux grandes filles se dirigèrent ver la mer.

- Hé les gars, on arrive !

Ils étaient maintenant tous réunis dans l’eau froide de l’atlantique.

- On fait un concours, proposa Jonathan, celui qui retient le plus longtemps son souffle sous l’eau.

Tous étaient d’accord.

- 1, 2, 3, go !

Et ils disparurent sous la surface de la mer. Au bout de 30 secondes, Mireille sortit la tête de l’eau. quelques secondes plus tard, se fut le tour de Valérie et puis de Jonathan. Ils attendirent tous le champion pour le féliciter, mais celui-ci ne se montrait pas. Jonathan, inquiet, plongea pour aller voir se qui se passait. Ce qu’il vu le terrifia, Patrice était inconscient, et il dérivait sous l’eau. Il l’agrippa et le tira hors de l’eau, mais c’était trop peu trop tard, il était déjà mort. Ils se rendirent à l’hôpital, mais les médecins ne purent que constater le décès. Seulement, une chose clochait, Patrice était bien mort par noyade, mais le médecin décela une bosse sur sa tête. Après un examen approfondit, il conclut qu’il avait perdu connaissance a la suite d’un coup sur la tête, et qu’il c’était ensuite noyé. Il s’était probablement cogner sur un rocher en s’approchant trop près du fond. Les jeunes amis rentrèrent à la maison et annoncèrent la mauvaise nouvelle à Julie. La suite, vous la connaissez, ils se réunirent dans le salon pour partager leur douleur. Julie se leva et se dirigea vers sa chambre.

- Je vais aller avec elle dit Mireille, tout en se levant.

- D’accord

Valérie et Jonathan restèrent seul. Jonathan se leva

- Tu veux quelque chose a boire Val ?

- Non merci.

Il se rendit à la cuisine, et se versa une bière. Il y ajouta des glaces, puis se servit un bol de chips.

- Tu es certaine que tu ne désirent rien ?

Aucune réponse se fit entendre.

- Val ? Tu m’entends ?

Toujours rien. Il se rendit en vitesse dans le salon, et une fois de plus, il fit une macabre découverte. Valérie était bien là, mais seulement de corps.

- Oh non ! Cria Jonathan, oh non !

Les deux autres filles sortirent de leur chambre et accoururent au salon.

- Aaaaaaaaaaaah !

- Noooooooon ! Ce n’est pas vrai ! Crièrent tour à tour les deux filles.

Valérie était étendu sur le sofa, la gorge tranchée. Derrière elle, sur le mur était inscrit avec un feutre rouge : Je finirai le travail .

17 Juin 99 :

Yvan, le colocataire de Jonathan, finissait de mettre la table.

- Hum, sa sent drôlement bon, elle est bientôt prête ta soupe ?

- Oui, oui répondit Mireille, quelques minutes encore.

Il y avait un an de cela, jour pour jour, que le drame était passé. Ils n’en avait rien oublié, mais ils c’étaient réunis pour passer cette nuit tous ensemble, chacun ayant peur de se retrouver seul à cette date. Mireille servit la soupe.

- Vraiment délicieuse, dit Julie

- Ma chérie, tu es un vrai cordon bleu.

- Merci, mais vous devriez donnez le crédit à Kraft !

Et ils s’esclaffèrent de rire. Après un bon repas, Julie proposa d’aller regarder de vieilles photos. Ils acceptèrent tous. Elle et Mireille se rendirent au sous-sol pour aller y chercher l’album. Yvan se rendit au salon, et Jonathan desservit la table. Soudain, toutes les lumières s’éteignirent.

- Ah non, une panne de courant ! Dit Yvan, je descend voir se qui se passe.

Jonathan alluma une chandelle et attendit les autres.

- Jo, mon amour !

La voix venait de l’escalier, c’était Mireille.

- Je suis ici répondit-il.

- Tu peux venir s’il te plait, j’ai peur.

- D’accord, j’arrive, ne bouge pas mon amour.

Et il se lança, chandelle à la main vers l’escalier. Il fit bien attention de ne pas se cogner dans la pénombre.

- Je suis là, ne craint rien, dit ce dernier pour rassurer Mireille.

- Descendons, j’ai une surprise pour toi, répondit cette dernière.

- Une surprise, j’ai hâte. Ah, je commence à comprendre, vous êtes de connivence tout les trois, la panne, se n’est pas un accident ?

- On ne peut rien te cacher mon amour.

Ils se dirigèrent, main dans la main, vers le garde-robe de cèdre.

- Ouvre ! Dit Mireille

La porte s’ouvrit dans un crissement incroyable. Il avança la chandelle a l’intérieur du garde-robe. Le cauchemar recommençait, Yvan et Julie, étaient tous deux couvert de sang et pendu par une corde. C’était vraiment affreux. Jonathan enlaça sa copine pour la protéger de la vue des cadavres. Il n’y avait pas de temps à perdre, le meurtrier devait encore rôder dans les parages.

- Vite Mireille, sauvons-nous !

En tournant la lumière vers sa copine, il remarqua pour la première fois qu’elle était tacher de sang.

- Quoi ? Demanda t - elle , tu n’aime pas mon cadeau ?

- Comment, tu veux dire que c’est toi qui, et il pointa les cadavres. Ce n’est pas vrai, comment as-tu pu ?

- J’ai fait ça pour nous deux, comme ça, nous serons seul à jamais, plus personne pour nous séparer. Ne me dit pas que tu n’es pas d’accord avec moi.

Et elle brandit une hache dans les airs, le menaçant. Il pouvait voir la fureur dans ses yeux.

- Mais non, au contraire, je n’ai jamais été aussi heureux, dit-il. Enfin, nous seront réunis seul, personne pour nous déranger, c’est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire, merci beaucoup.

Et ils s’embrassèrent passionnément.

- Et puis, ajouta Jonathan, qui crois-tu as tué Patrice, tu dois bien savoir que ce n’est pas ton œuvre. J’avais remarquer qu’il te regardais un peu trop, j’ai réglé son problème.

- Oh comme je t’aime !

FIN

 

Texte © : François DUBÉ.


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