Lune Rouge

Les fausses coupures

Par : Lionel Allorge

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smiley ATTENTION : images sanglantes !

sang12.jpg Ou comment égorger quelqu’un pour rire.

(si on veut...)


Première partie : la fausse coupure.

sang14.jpg A la demande de l’emission Amat’heure diffusée par TéléEssonne, nous avons participer à un sujet sur les effets spéciaux pour les productions amateurs réalisé par Jean Baptiste Ghertoffert.

Le thème du jour : les fausses coupures.

sang15.jpg Le matériel nécessaire :

De quoi faire du faux sang

Une durite en plastique souple qui va ammener le faux sang à l’endroit désiré.

Une seringue dont on a jeter l’aiguille et qui servira à injecter le faux sang dans la durite.

Un couteau dont on va casser l’affûtage.

Du ruban adhésif double face ou de la pâte autocollante.

Et du papier tissus ou une éponge pour essuyer l’acteur.

sang01.jpg Début des opérations :

On prépare le faux sang.

On casse l’affûtage du couteau pour qu’on puisse le faire passer sur la peau sans risque de se couper. On peut faire cela avec une meuleuse. On peut aussi a défaut passer la lame sur une pierre pendant plusieurs minutes en insistant bien.

Puis on fixe la durite sur l’arrière du couteau à l’aide des adhésifs.

sang04.jpg On place la durite de manière a ce qu’elle soit invisible si l’on regarde le couteau sur l’autre face. Le bout de la durite par où le sang va sortir doit être placé juste le long du tranchant.

sang02.jpg On vérifie que la durite est bien invisible et que le tranchant ne risque pas de couper l’acteur.

Bien sur vous me direz qu’il serait plus simple de couper vraiment l’acteur mais après vous risquer la pénurie d’acteurs (et accessoirement la prison !).

sang03.jpg On pompe le faux sang dans la seringue et on place à son extrémité le bout de la durite.

On injecte du faux sang dans la durite jusqu’à arriver juste à l’extrémité qui est collée contre la lame du couteau.

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L’acteur prend le couteau en main et présente la face sans la durite vers la caméra. Hors champ, le manipulateur se tient prêt à presser la seringue.

Au top du réalisateur, l’acteur passe la lame sur sa peau et le manipulateur presse la seringue plus ou moins fort selon la vitesse de la lame et la quantité de sang voulue.

Le plus dur est d’arriver à être bien synchronisé entre l’acteur et le manipulateur. Lors de ce tournage, la seringue était en générale pressée trop longtemps si bien que le sang avait tendance à continuer à sortir de sous la lame alors que celle-ci n’était plus sur la peau ce qui trahissait le trucage.

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On nettoye tout et on recommence !

Il est conseiller de prendre le temps de faire des essais avec de l’eau à la place du sang par exemple.

Seconde partie : l’égorgement.

sang09.jpg Un petit scénario avait été improvisé : un vol de voiture qui tourne mal.

Le premier acteur arrive avec sa voiture de TéléEssonne flambant neuve et au moment ou il en sort, il est attaqué par le second acteur qui exige ses clefs.

(C’est par hazard que l’agresseur est noir et l’agressé est blanc ; n’y voyez aucune intention raciste. De toute façon, le sang, lui, est rouge dans les deux cas...)

sang10.jpg On tourne les différentes scènes de l’agression avec le couteau sans la durite jusqu’au moment de l’égorgement.
sang11.jpg On équipe l’acteur avec la durite que l’on fait passer dans ses vètements.

Le couteau est tenu dans la main, la durite part ensuite dans la manche et resort dans son dos où l’on branche la seringue pleine de faux sang.

sang12.jpg On tourne un plan bref. Le manipulateur est hors champ.

L’effet gore est d’autant plus impressionnant qu’il est rapide.

Inutile de s’attarder sur l’effet.

On coupe tout de suite sur le plan large suivant ou l’on voit l’acteur s’éffondre au sol.

Merci à Jean Baptiste Ghertoffert et à l’équipe d’Amat’heure.

Il ne vous reste plus qu’à développer d’autres applications de ce procédé, selon vos propres besoins.


A vous de jouer !

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