Introduction
Le super 8 était le format par excellence du cinéma amateur jusqu’à l’arrivée de la vidéo dans les années 1980.
Il est aujourd’hui ironiquement surtout utilisé par des professionnels qui cherchent à retrouver un côté amateur pour certaines scènes de leurs films.
Pour les problèmes liés au Super 8, vous pouvez consulter sur le site du fabricant Kodak, les pages sur le Super 8.
Voyez aussi la Foire aux Questions du site Kodak
Sur ce site, vous trouverez un exemple de modification mécanique de projecteur Super 8 pour permettre la captation de films en Super 8 : http://super8todv.free.fr/
Vous pouvez aussi faire appel à des professionnels comme la Fnac Digitale, Labo vidéo ou Digital Memory
Lionel Allorge
Transfert des films Super 8 vers la vidéo
FREQUENCE ET AMPLITUDE DU BATTEMENT D’UNE IMAGE VIDEO
REFILMEE D’APRES UNE IMAGE CINEMA PROJETEE SANS ACCELERE NI RALENTI
(Exemple représenté 18 i/s)
Entre une caméra vidéo fonctionnant à 25 images par seconde, soit à 50 trames par
secondes, et un projecteur de cinéma fonctionnant à une fréquence image de Fc
(généralement 18 ou 24 i/s), mais muni d’un obturateur à N pales, la fréquence de
battement (scintillement) est de Fc.N - 50. Si Fc = 18 i/s et N=3, cas le plus fréquent)
alors la fréquence de battement est de 54 -50 = 4 Hz.
Mais ce qui détermine la visibilité de ce battement, toujours présent si Fc. N’est
pas ex actement égal à 50, et son caractère plus ou plus supportable, ce n’est pas sa
fréquence, (que l’on pourrait annuler en consentant un ralenti ou un accéléré) , mais
son amplitude, c’est-à-dire la profondeur de modulation qui fait que l’on a l’impression
que la luminosité de l’image varie cycliquement à la fréquence du battement. Or, ce qui
détermine cette amplitude c’est ESSENTIELLEMENT, le temps d’ouverture Ts de l’obturateur
du camescope, le fameux " shutter ".
Les deux schémas illustrent ce qui se passe pour un Ts court (réglage standard du
camescope en luminosité suffisante) et pour un Ts long, et plus exactement, optimal,
parfois disponible et prévu pour les faibles éclairements. A ne pas confondre avec les
réglages pour prises de vue nocturnes qui exigent un Ts très long, pouvant aller
jusqu’à 1/3 de seconde.
Chaque schéma comporte
1) le cycle d’éclairement-extinction de l’image optique sur l’écran cinéma
2) le cycle d’ouverture-fermeture du " shutter " à la fréquence
de 50 Hz
3)la durée effective, pour chaque cycle, pendant laquelle l’image peut se former sur
la matrice CCD, (conjonction entre l’ouverture du shutter et l’éclairement de l’écran)
4) enfin la ligne du bas représente le résultat en ce qui concerne la profondeur de
modulation.
Remarque : les diagrammes cinéma ont été établis pour Fc = 18,53 i/s, afin de
donner des valeurs entières des différents temps caractéristiques en millisecondes,
mais cela ne change évidemment pas les conclusions.
Cliquez ici pour le schéma :
Figure 1 : Diagramme de capture pour Ts=1/1000 s
Dans le premier cas (Figure 1, Ts = 1/1000 s) la profondeur de modulation est de 100%,
c’est-à-dire qu’on aura l’impression d’éclairement et d’extinction totale de l’image
enregistrée et ce à la fréquence du battement. Un battement de 100% à la fréquence de
4 Hz pour 18 i/s (5,59 Hz sur le schéma), est évidemment intolérable.
Cette profondeur de modulation va diminuer au fur et à mesure que Ts augmente et, bien
que le battement soit toujours présent, son amplitude peut être strictement annulée
pour une valeur très précise, exactement 18 ms sur le schéma, car chaque trame reçoit
exactement la même quantité de lumière, en une ou deux fois cumulées, voir schéma de
la Figure 2). Pour une valeur proche de Ts, par exemple 1/50 s = 20 ms, qui est une valeur
nominale assez fréquente en éclairement faible, l’amplitude de battement sans être
nulle demeurera pratiquement imperceptible.
Cliquez ici pour le schéma :
Figure 2 : Diagramme de capture pour Ts = 18 ms ( == 1/50 s)
En général les constructeurs ont prévu pour Ts une valeur de cet ordre de grandeur,
mais la procédure pour fixer ce temps de shutter en conservant éventuellement les autres
automatismes (diaphragme, gain) peut varier d’un modèle à un autre. Il faut lire
attentivement les notices, pas toujours explicites, ou interroger le constructeur.
Remarque : Il sera toujours préférable, sinon impératif, de désactiver le
stabilisateur électronique, pour la simple raison que celui-ci impose toujours Ts court,
mais en remarquant que cette fonction n’est d’aucun intérêt pour filmer un écran de
cinéma avec un camescope sur pied.
RETENIR L’ESSENTIEL :
- La fréquence de scintillement dépend de la différence de fréquence cinéma-vidéo
- L’amplitude du scintillement dépend essentiellement du temps d’ouverture du shutter, et
il est théoriquement possible de l’annuler pour une valeur appropriée de ce temps, ou de
rendre ce battement imperceptible
Copyright : Jacques Laugier © 2000.
Transfert des films Super 8 par Willy Dumoulin
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