ATTENTION : images sanglantes !
ATTENTION : technique dangereuse !
Le latex :
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Un produit de base pour les effets spéciaux de maquillage ! |
Le latex est la sève d’un arbre tropical appelé l’Hévéa. En séchant, cette sève
devient le caoutchouc. Il est vendu dans les magasins de fourniture pour artistes sous
forme liquide, dilué avec de l’ammoniaque, dans des flacons de différents volumes.
Les dangers :
1) L’ammoniaque qui sert à garder le latex liquide est un gaz dangereux pour la
santé. Il ne faut pas le respirer ! Il faut donc travailler dans un local bien ventilé,
avec porte et fenêtres ouvertes. On pourra en plus porter un masque respiratoire. Ne pas
l’avaler ! Attention aux yeux ! Il peut être utile de porter des lunettes de protection.
2) Le latex sèche et coagule dès que l’ammoniaque s’évapore. Il devient alors très
collant. Notamment, il colle très fortement aux poils et aux cheveux ! Impossible alors
de l’enlever ! Il faut couper les poils ou les cheveux qui sont englués.
3) Certaines personnes sont allergiques au latex ! Faites un essai sur le bras de vos
acteurs pour vérifiez s’il n’apparaît pas de rougeur anormale.
Pour en savoir plus sur les applications du latex, je vous conseille le livre Technique
du latex (voir Bibliographie).
| Exemple de réalisation simple : une peau brûlée
Ccoulez du latex
liquide dans un bol et ajoutez-y de la gouache carmin préalablement mélangée avec de
l’eau pour la rendre bien liquide. Mélangez le tout pour obtenir une couleur rose bien
homogène. En séchant, le latex prendra la couleur du colorant rouge.
Pour travailler le latex, le mieux est de disposer d’une planche en bois mélaminée (qui est couverte d’une fine couche de plastique très résistant souvent blanc et très lisse). Cela permet de détacher facilement le latex une fois sec alors qu’il se serait infiltré dans une planche en bois simple. Etalez une fine couche de coton sur la planche. Avec un pinceau, imbibez le coton avec du latex coloré. Profitez-en pour donner des formes au coton avec vos doigts ou une spatule, pour imiter, par exemple, des boursouflures. Puis tout autour, badigeonnez le latex avec le pinceau pour former un rectangle de latex sans coton qui servira de bord fin. Laissez sécher dans un local bien ventilé pendant un jour ou deux. Décollez alors doucement la feuille de latex qui doit se détacher en une seule plaque. Vous pouvez alors utiliser alors cette peau sur le torse d’un acteur. Les bords seront cachés sous les vêtements ou enroulée autour de l’avant-bras et recouverts d’une manche de chemise dans laquelle un trou aura été préalablement brûlé. |
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| Autre exemple de réalisation simple : des mains brûlées
Coulez du latex liquide dans un bol et ajoutez-y des colorants noir ou gris (par exemple : de la gouache en tube). Mélangez le tout pour obtenir une couleur bien homogène. Prenez une paire de gants fin de cuisine. Remplissez-les de coton pour leurs donner du volume (comme si une main s’y trouvait) et fixez-les par des pinces à linge sur un fil pour qu’ils pendent. Sur les gants, vous placez des morceaux de coton plus ou moins gros.
Avec un pinceau ou une spatule, vous imbibez le coton de latex coloré. Profiterez pour donner des formes au coton, notamment pour créer des cloques avec ses doigts ou avec une spatule. Laissez sécher dans un local bien ventilé pendant un jour ou deux. Vous pouvez alors enlever le coton de l’intérieur et l’acteur peut enfiler ces gants dont les ouvertures seront cachées sous ses manches. |
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| Exemple de réalisation simple et non gore : une plante mutante
Coulez du latex liquide dans un bol et ajoutez-y des colorants, ici de la gouache orange
en tube mélangée avec un peu d’eau. Mélangez-le bien le tout pour obtenir une couleur
bien homogène.
Prenez une branche d’arbre ayant la forme voulue sur laquelle vous placerez des
morceaux de coton ou de papier toilette plus ou moins gros. Avec un pinceau, imbibez le
coton ou le papier de latex coloré. Pendant que le latex est encore liquide, profiterez-en
pour donner des formes au coton ou au papier, notamment pour créer des lambeaux
pendants, avec vos doigts ou une spatule. Laissez sécher dans un local bien ventilé
pendant plusieurs jours. Vous pouvez alors aller planter en terre votre nouvelle espèce
de plante mutante. |
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| Un autre exemple de réalisation avec accessoires : un crâne sanguinolent
Il
faut vous procurer un crâne en plastique. Par exmple dans des magasins de modèles
réduits ou chez les fournisseurs spécialisés en médecine. Et deux yeux en plastique
par exemple chez Adam
Montparnasse.
Préparez votre gouache carmin en la coulant dans un peu d’eau puis mélangez le tout
avec du latex liquide dans un bol pour obtenir une couleur rose bien homogène.
Placez des petits morceaux de coton très fins sur le crâne puis imbibez-les avec le
latex. Laisse sécher le tout un jour ou deux en fontion de l’épaisseur de coton. Vous
pouvez accélérer la vitesse de séchage en utilisant un séche-cheveux que vous passerez
au-dessus et autour du crâne pendant plusieurs minutes. Recommencez plusieurs fois. Une
fois cette première couche sèche, passez à la seconde ou vous pourrez essayer de
sculpter de faux muscles et de la fausse chair. Si vous avez besoin d’un certain
réalisme, utilisez un livre d’anatomie pour vérifier la position des muscles et autres
organes.
Un fois toutes les couches sèches, il ne vous reste plus qu’a placer les faux yeux
dans les orbites éventuellement reliés à des câbles qui passerait dans l’intérieur du
crâne pour faire bouger les yeux.
Si le latex est laissé à sécher quelques jours, il fini par prendre un aspect mat. Si
l’on veut lui garder son brillant, on pourra vaporiser sur le latex un vernis pour
maquette brillant.
L’on pourra aussi, le jour du tournage, le couvrir de faux sang pour lui
redonner l’éclat du neuf ! |
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| Exemple de réalisation de prothèses simples
Voici exemple de
prothèse simple : les plaies. Prenez une planche en mélaminé ou un plastique et
utilisez de la pâte à modeler ou mieux encore de la plastiline (pâte à modeler des professionnels)
pour sculpter des petites plaies. Vous démarrez à plat puis vous formez un bourrelet
creux an milieu. Ceci permet de simuler un trou dans la peau. Vous pouvez en faire des
fines en longueur pour simuler une coupure. Des bien rondes pour simuler les impacts de
balles...
Vous devez ensuite réaliser un moulage en plâtre. Créer un bourelet de pâte à
modeler autour de votre plaie en laissant un à deux centimètres entre les deux. Ce
bourelet va servir à limiter la coulée du plâtre. Préparez du plâtre de Paris pour
qu’il ne soit pas trop liquide. Puis coulez ce plâtre sur le bord du bourelet de manière
à ce que le plâtre finisse par recouvrir complètement la plaie. Laissez sécher.
Un fois le plâtre sec, vous détachez le plâtre, vous le retournez et vous retirez la
pâte à modéler. Vous pouvez alors couler du latex teinté couleur chair dans le moule.
Laissez bien sécher un à deux jours. Démoulez le latex, lavez-le à l’eau et laissez
bien sécher. Pour obtenir la couleur chair, il vaut mieux faire son propre mélange en
fonction des besoins. La couleur chair pour les blancs s’obtient avec de la gouache
blanche à laquelle on ajoute un peu de rouge carmin pour obtenir du rose pâle. Puis on
ajoute des traces de jaune ou d’orange juqu’à obtenir une couleur chair. Certains ajoute
une pointe de bleu.
Souvent le latex est de couleur jaunâtre naturellement. Donc si votre couleur doit servir
à colorer du latex jaunâtre, il faut obtenir une couleur un peu plus rose que la
réalité de manière à ce que cela soit compensé par le jaune du latex. Il faut bien
sûr faire plusieurs essais en notant les différences jusqu’à obtenir la couleur
souhaitée.
Vous pouvez alors peindre la prothèse avec de la gouache. Mettez au fond de la plaie
une couleur sombre (noir ou rouge foncé) pour renforcer l’effet de profondeur. Collez la
prothèse sur la peau avec du Spirit Gum ou colle à postiches que vous trouverez en vente
dans les boutiques de farces et attrapes ou chez Bogard. Vous pouvez
passer l’extérieur avec du fond de teint pour le raccorder avec la peau. Il faut parfois
utiliser du talc pour diminuer l’aspect brillant. Il ne reste plus qu’a y verser un peu de
faux sang juste
au moment du tournage. |
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Il ne vous reste plus qu’à développer d’autres applications de ce procédé, selon
vos propres besoins.
Copyright © : Lionel Allorge.